vendredi 28 août 2015

Les merveilles du monde moderne

L'Amérique est, comme l'Europe, une zone développée, moderne, occidentale. On pourrait penser que passer de la France à la Californie ne représente que peu de changements. C'est vrai. Mais, ici, on n'est pas dans un pays développé, on est dans LE pays ultra développé. Ici, tout est sous contrôle. Sauf les armes, mais passons sur ce sujet qui peut vite devenir fâcheux. 

Donc ici, comme je vous l'avais dis, pour être une gentille maman de l'école, on participe à la vie de l'école. Plus précisément, on devient une VOLUNTEER. Mais pour cela, il faut montrer patte blanche à mère grand. On appelle ça "get your background checked". Ca consiste à prouver son casier judiciaire en allant faire vérifier ses empreintes. Bon, ça ne me choque pas plus que ça, je me demande bien pourquoi on ne le fait pas en France... Je suis un peu plus embêtée par le fait que ça va me coûter de l'argent, que c'est à un endroit de la ville où je ne peux aller à pied, et que je n'ai toujours pas de voiture. Donc ça prend du temps, et chaque jour les maitresses me demandent si je peux venir en classe pour aider, ou parler de la France.

L'autre étape est de vérifier que je ne suis pas malade de la tuberculose. Ca doit être le virus à la mode, avec la varicelle pour laquelle ils réclament un vaccin aux enfants. 

Mardi soir, j'ai eu au téléphone une française installée à Rocklin depuis 18 ans. En parlant de ça, elle me dit "oh là! attention, t'es Européenne. Donc tu as été vaccinée à la tuberculose par le BCG. Tu peux pas faire le "skin test"". Après recherches internet, j'ai constaté qu'elle avait raison, et qu'il vaut mieux faire le blood test. Mais les centres que j'ai appelés ne font pas le blood test. 

Alors j'ai demandé à François, fraîche de mon numéro de sécurité sociale de la veille, à ce qu'on puisse enfin voir un médecin. Il a passé 2 heures au téléphone, et a eu une vingtaine de personnes différentes en ligne. 

Je ne prétends pas comprendre le système de santé ici. Je suis l'artiste de la famille, la piètre artiste. Mais je garde de mon côté artistique une aversion totale pour l'administration et les problématiques matérielles. Comme pour l'achat de la maison... mon mari ancien juriste lit chaque ligne. Moi, je signe avant de lire, et je vis très bien avec. Je sens que ça agace mes parents souvent, car ils adorent me parler des papiers en tout genre. Moins j'en vois, mieux je me porte. 

Donc ici, on peut pas vraiment dire qu'on a la carte vitale et une carte de mutuelle... Ca marche pas ainsi. On paie pour avoir une "complémentaire", et c'est eux qu'il essayait de joindre. Il a réussi à avoir un nom de médecin, d'hôpital, et un rdv avec une infirmière pour l'après-midi. 

On va dire que cette complémentaire s'appelle Caesar. Imaginez que la matmut ait construit son hôpital, embauche ses médecins, ses infirmières, achète son matériel... Sauf que l'hôpital de Caesar, c'est plus grand qu'un hôpital à Paris. Même le parking est plus grand que celui du parc des expositions de Versailles. Et l'hôpital est bien plus grand que celui de Chartres.

Donc arrivée là-bas, François me dit qu'il y aura encore des choses à régler: Pierre n'est pas inscrit sans savoir pourquoi, et mon prénom est devenu un nom de famille. Passons. 

La nurse, très gentille et douce, me demande de confirmer mon identité. "82? you were born in 82? It's written 62" Ok. Je vais gentiment glisser sur le fait qu'elle trouve plus étonnant que JE lui dise que je suis née en 82, et pas que le papier dise 62. Je sais que le soleil creuse des rides, mais je crois pas donner l'air d'avoir 53 ans. Ensuite elle me demande la dernière fois que j'ai vu mon médecin "jamais", ma carte de Caesar Palace, aucune, ou mon numéro peut-être? Toujours pas. Un vrai moment de bonheur.

"Why are you here?"
"I would like to volunteer for school, but I have to prove I do not have TB"
"Alright, we'll make a skin test"
"I can't, I'm from Europe. I got the vaccine when I was a child"
"Can you prove it?"
"No"
"You don't have a medical record?"
"No. Maybe it's somewhere on a boat in the middle of the atlantic ocean..."
"Alright. But we don't do blood test. We do X-rays to check your lungs"
"..."
"But to do that, we need to confirm you are positive to skin test"
"That would cost more money, be painful, useless, and takes several days, right?"
"yes, let me check, and I come back"
"alright"

Pendant ce temps, quelqu'un rentre. Un docteur! Mais il me dit vite qu'il n'est pas là pour moi:
"Oh, sorry to bother you, I'm not here for you, I just need something in here". 
Puis après quelques minutes, il me montre sa main, avec un code écrit dessus:
"It's the notepad of doctors, you know"
"Yes. But I use the inside of my wrist, usually"
Il rigole.
Puis, après 1 minute
"I noticed a slight accent. Where are you from?"
"France. Just arrived a month ago"
"oh! vous parlez français!"

Alors il m'a raconté qu'il a habité en Europe, dans les années 50, avec ses parents missionnaires pour l'Eglise Mormonne. Il a vécu en France, en Allemagne, en Suisse...

La nurse revient. On m'attend dans le bâtiment C, rez de chaussée (niveau 1, donc). Mais avant, il faut que je change mes informations. 

Pour changer les informations, on tombe sur un type vraiment sympa. Quand je dis vraiment sympa, c'est qu'il m'a fait penser au Lego dans le film Lego. "Everything is awesome". Surexcité. Trop content de nous voir et de nous aider. En tout cas, il arrêtait pas de le répeter. Et trop content de pouvoir nous aider et nous donner toutes les informations. Mais il a bien fait son travail, il a changé mon nom et mon année de naissance. Gabrielle a noté tout de même qu'il avait oublié un L à notre nom de famille. Avoir une gamine qui regarde par dessus nos épaules, c'est à 95% pénible, et 5% utile. 

Direction le département des radios. On est sauvés, il y a une télé, et une télé qui diffuse le film des Minions. Parce que pendant que j'étais avec la nurse et le médecin missionnaire, les garçons ont failli faire tomber quelqu'un. 20 minutes seul avec les 3 enfants, François est à cran. Le film nous sauvera. Ils s'assoient tous les trois rapidement et sans faire de bruit. Au moment où nous arrivons au guichet, un médecin sort d'une salle, et dit aux enfants "hey, guys". Façon de saluer. Parfois, on a "hi, Folks!". Mais Pierre a répondu du tac au tac avec sa petite voix "Hey, guy". La guichetière se marre, et trouve ça trop "cute and sooo precious". On explique notre situation. Elle nous fait une carte temporaire, avec un numéro de "client". Et nous annonce la douloureuse: 60$ à payer. Madame, monsieur, nous avons besoin d'aide, pour ça, tous les 4 ans, faites vous dépister pour la tuberculose et offrez à votre complémentaire santé la joie de faire un examen inutile. Le skin test coûtait 45$, alors ce n'est que 15$ supplémentaires, ma foi...

Bon, je suis allée faire radiographier mes poumons. Et pour les résultats? pour mon bout de papier à donner à l'école? "Hum, I dunno... check with your doctor maybe??".

En sortant, Gabrielle me demande:
"maman, maintenant, alors, on peut sauter partout et se casser une jambe? Tu diras plus qu'on peut pas payer l'hôpital et qu'on devra annuler l'achat de la maison?"
"Soit mon enfant. Casse une jambe, on testera leur service d'urgences"


Le lendemain matin, jeudi, donc, j'avais un rendez-vous avec un monsieur de Caesar, qui devait m'appeler pour faire le point sur mon "medical record" et celui des enfants. Enfin sauf Pierre, qui n'est toujours pas dans leurs papiers.

Et là, croyez-moi, je ne regrette pas ces nombreuses années à regarder Grey's Anatomy, ou Dr House en VO. Oui oui, vous petits français qui avez passé des années à attendre un an que TF1 diffuse les épisodes de vos séries en français, en coupant au passage des morceaux pour rentrer dans leurs cases horaires, ou en diffusant les épisodes dans le désordre... moi je les regardais en Streaming, dans la semaine de diffusion, et donc en anglais. Normalement, les épisodes sont sous-titrés en français, mais l'orthographe des traducteurs, qui devaient traduire le plus rapidement possible pour mettre en ligne pour les accrocs tels que moi, m'avait conduit à arrêter de regarder la série. Je l'écoutais uniquement. Je lançais la vidéo, et j'allais coudre. Ayant déjà une fois passé mon doigt sous l'aiguille de la machine, j'ai compris qu'il valait mieux ne pas regarder ailleurs en cousant. Mais les oreilles sont libres, et de ces séries médicales, j'ai appris le vocabulaire médical.

Très utile quand on me demande si j'ai déjà eu des seizures, du diabetes, heart condition etc. Bon, j'avoue que j'ai mis du temps à trouver comment on dit "amygdales" en anglais. On parle pas souvent des amygdales au pays de Meredith Grey, pas assez visuel ou grave. Pour info, ça se dit "tonsils". Mais le mec était sympa et rigolo. Il m'a demandé ma conso de café "oh, as your husband said, coffee is too bad in America, so you drink less coffee now" "yes, I switched for tea". Pour mon certificat, le monsieur me suggère d’appeler le standard, et de demander un rendez-vous téléphonique avec mon médecin, et il pourrait peut-être me faire un certificat par mail. N'est-ce pas merveilleux? Un examen inutile, pour avoir un certificat avec un médecin invisible. J'adore ce pays. Vraiment. Ca m'amuse beaucoup, un peu comme un labyrinthe. Tu sais pas pourquoi, mais tu le fais, et tu passes ton temps à chercher la sortie.

Alors voilà mes petits français. Imaginez si, pour le marché de noël, on vous demande d'aller sortir votre casier judiciaire, et de ramener un certificat médical, le tout vous coûtant environ 80€. Il y avait déjà pas assez de volontaires, alors je pense qu'on les perdrait tous. Il faut encore que je teste mes empreintes, et on m'a dit que je pouvais le faire chez FedEx. Et je ne vais pas chercher pourquoi fedex peut sortir votre casier judiciaire. Au bout de quelques temps, on ne cherche plus, on admet.

Dans quelques temps, peut-être, nous aurons officiellement 3 enfants pour Caesar, et nous les emmènerons voir un pédiatre. Non car ils sont malades, mais pour faire les vaccins pour l'école. Et comme ils réclament un vaccin contre une varicelle qu'ils ont déjà eue, mais dont je n'ai pas la preuve (après le deuxième, la varicelle, on s'en fiche et on va pas voir le doc pour ça), ça me promet un autre labyrinthe. Comme pour la voiture et le permis. Je vais vraiment m'ennuyer dans quelques mois, quand tout sera fait. 

jeudi 27 août 2015

Eureka!

Aujourd'hui, Jeudi midi, François est dans la baie de San Francisco, au siège. Donc je n'ai pas mon correcteur orthographique/grammatical. J'écris d'une traite (et je tape trop vite), et ça me prend des heures. Je n'ai plus le cerveau au clair après pour m'auto corriger, et je dois faire ma lessive. Si vos yeux piquent, revenez demain. Si vous êtes pressés de lire, soyez indulgents. Merci.

Heureux comme un chat qui mâchouille un ananas sur une boîte de pudding.

Dimanche soir, il a été très difficile de supporter Raphaël. En même temps que j'essayais de tenir ce blog, il venait constamment dans notre chambre, sous un prétexte toujours différent. Il a soif, Gabrielle l'embête, Pierre l'embête, la couverture l'embête, l'oreiller l'embête... En fait, il n'a pas envie de retourner à l'école, il n'a pas de copains, les autres se moquent de lui, il comprend rien, etc. Personne ne se moque de lui, mais comme il ne comprend pas, il est persuadé que c'est ce qui se passe. En cours de semaine, il était rentré en disant "maman, y'a un dessin animé ou chépakoi que les garçons adorent! Ils ont les chaussures, les pantalons et les Tshirts. Il s'appelle Nick". "Nike tu veux dire, la marque de sport?" "ah ben oui" "Et tu voudrais un truc Nike comme les autres dans la classe?" "oui". Donc ce soir là, nous lui promettons que nous lui achèterons un jour des chaussures Nike. Après tout, il a des chaussures type converse achetées quand les sandales ont lâchées (des levi's trouvées soldées), mais pas de vraies chaussures de sport, et la maitresse a annoncé les cours de PE (Physical Education) le mardi et jeudi (pour les 3 gamins, pratique pour moi, pas d'erreur dans le planning). Donc pour mardi, nous irons lui trouver des chaussures. Ca l'aide à se rendormir, mais surtout, je lui avais proposé la solution suivante:
"ok, tu ne retournes pas à l'école et tu n'auras pas à apprendre l'anglais."
"chouette"
"Alors, tu fais quoi? Tu restes à la maison combien de temps? un mois, un an? Jusqu'à ce que tu sois adulte?"
"oui"
"et comment tu feras quand tu seras grand, tu travailleras?"
"oui"
"mais si tu parles pas anglais"
"oups"
"mieux vaut aller à l'école maintenant. C'est dur, c'est stressant, mais d'ici Halloween, tu comprendras un peu les copains. Et puis pour eux, avoir un copain Français c'est cool. Et après, tu seras tranquille pour la vie entière"
"d'accord"

Routine devenue quotidienne... 

Lundi, à l'école, il y va avec le sourire. Il aime bien l'endroit, la maîtresse. Il ne sait juste pas comment communiquer avec les autres. Il fait ses devoirs tranquillement le soir, le niveau scolaire ne le dérange pas vraiment. On lui demande 1 ou 2 feuilles à remplir le soir, et 20 min de lecture (compliqué car j'ai du mal à caser ce temps là le soir). Je savais bien que leur "atterrissage" à l'école ne serait pas si facile... on m'avait prévenu qu'il y aurait de gros coup de blues au début, et qu'il fallait vraiment se dédier aux enfants les premiers mois.

De mon côté, j'ai dédié ma matinée à apprendre le code de la route californien. Chaque état a son permis, avec ses propres codes de la route. Si on est résident d'un état, alors il faut passer son permis dans cet état. Nous avons notre permis français qui permet de conduire ici. En fait, pas vraiment, il aurait fallu demander à la préfecture le permis international, qui n'est rien d'autre qu'un format et une traduction officielle. Mais le mec de la mairie à qui François en a parlé lui a dit des conneries: il est inutile et coûte 360€ (ce qui est faux, donc). Donc il ne l'avait pas fait. Or, pour acheter une voiture, il faut l'enregistrer. Et pour l'enregistrer, il faut soit le permis californien, soit le permis international. Donc pour acheter, en attendant d'avoir le permis de Californie, nous demandons à un collègue de François d'enregistrer notre voiture avec son permis, et on fera le changement quelques jours ou semaines après, dès que nous avons le permis. Mais pour passer le permis, il fallait notre numéro de sécurité sociale. Numéro qui a pris du temps car ils voulaient traduire notre certificat de mariage, et avaient un problème avec nos prénoms (3 prénoms, comme traditionnellement, alors que les américains ont un first, un middle, et un last name). 

Bref, nous avions reçu les numéros de Sécurité Sociale en fin de semaine dernière, notre épreuve écrite du permis de conduire est prévue vendredi matin. Sauf que seul François a son numéro, car il a reçu l'enveloppe au bureau. Comme ils n'ont pas de Marie-Pierre travaillant pour eux, ils ont renvoyé le courrier à l'expéditeur... hum hum. 


Pour le permis, il y a plein de choses à apprendre, et en premier le vocabulaire. 
Beams (phares), skid (dérapage), curb (le bord de la route), etc. 
Il y a aussi tous les différents marquages au sol qui sont différents (lignes jaune ou blanches, curbs rouges, jaunes, blancs ou verts). 
Les panneaux sont différents.
Il y a aussi des voies différentes: une voie spéciale "carpool or HOC": voitures occupées par un certain nombre de passages minimum, ou les motos, ou les véhicules à zéro emission de gaz.
Et il y a le fait qu'il est parfaitement légal de passer au rouge... sous certaines conditions. Si vous souhaitez tourner à droite au feu rouge, il faut faire comme si c'était un stop: on s'arrête et on démarrage quand la voie est libre. Pour la gauche, on peut le faire dans une rue à sens unique vers une autre rue à sens unique allant à gauche bien sur. 
Si vous voulez vous entraîner, allez voir ici: http://driving-tests.org/california/
Bon à savoir: pisser au bord de la route peut vous coûter 1000$ d'amende. Fumer dans la voiture avec un enfant dedans, ça coûte 100$ ... 


Au moment d'aller à l'école, j'applique le conseil que m'a donné ma copine australienne Carole: va voir les mamans de l'école, ce seront tes meilleures alliées, et il faut aller vers elles, façon anglosaxonne, n'attends pas qu'elles viennent vers toi. Plus facile à dire qu'à faire, mais je saisis une opportunité pour parler à la maman d'une petite fille de 2 ans en poussette, en demandant l'âge de la petite fille. Elle me demande après si j'ai un garçon ou une fille dans la classe (j'attendais devant les kindergartners), je dis donc un garçon, Pierre. "the french boy". "oh! that is why my son wanted to learn french words". Donc c'est une famille d'origine italienne, le petit garçon est très mignon, et un de ceux qui avait magnifiquement écrit son prénom, presque mieux que Raphaël ne l'aurait fait. Bref, les gamins sortent, sa maman me présente à son fils, qui me dit que Pierre n'a pas été sage. La honte. Je vais donc voir la maitresse, qui me dit qu'aujourd'hui a il été pire que vendredi: il a fait une colère, et elle a dû le ceinturer. Il passe sous les tables pendant qu'elle lit une histoire aux autres enfants. Il a le droit de pas vouloir écouter ou faire son travail, mais pas de chahuter. Et dans sa colère il a donné un coup de poing à un petit garçon. Gloups. Quand Raphaël va mieux, c'est Pierre qui s'y met.

A votre avis, c'est quoi un long a, un court a en anglais??? on a mis au
au pif, mais on a trié les sons. 

Après nous allons tous ensemble chercher les baskets pour Raphaël. Les Nike, ils en ont effectivement tous (en fait non, il y a 4 paires de chaussures qui sont pas nike dans sa classe). Mais il n'y a aucune paire à moins de 60$, et les couleurs sont affreuses. Chez Sears, il craque pour une paire de baskets Star Wars (le garçon qui était assis près de lui au déjeuner avec un lunchbox starwars, alors ça devrait aller maman). 

Sauf que... le soir, il me montre que les chaussures font de la lumière! Catastrophe... à coup sûr c'est interdit à l'école. Ils ont un code vestimentaire pas strict, mais de bon sens: ne rien porter qui montre les sous-vêtement, qui soit trop dénudé, pas pratique pour l'école, ou qui attire trop l'attention et déconcentre. Les filles doivent avoir sur les épaules des bretelles d'au moins 2 doigts de large, des bas qui arrivent jamais au dessus de mi-cuisse, les garçons doivent avoir des shorts qui ne tombent pas, et leurs Tshirts ne peuvent pas comporter de dessin ou de texte ayant une connotation problématique. Mais les lumières sur les chaussures, je suis prête à parier que ça fait partie de la déconcentration... Et donc mon petit bonhomme recommence à avoir l'esprit qui tourne en boucle. Je lui dis que si demain la maitresse dit non, on prend un ciseau et on coupe le fil qui fait la lumière, problème réglé en 2 sec. Mais non, ça tourne en boucle... il revient 10 min après en disant qu'il a coupé lui même le fil maintenant, comme ça demain il sera pas grondé. Mais 10 min après, il regrette car il préférait avoir les lumières. Le cirque a duré 2 heures entrecoupés de "pierre m'embête", "le chat m'attaque", "j'ai soif", "je vais faire pipi". Papa promet de ramener les chaussures au magasin demain, de reprendre une paire en bon état, et une deuxième paire de baskets pour l'école qui seront pas des nike mais des chaussures aux couleurs qui flashent comme les copains. Mais pourquoi tout devient si compliqué???? Ah oui, car ils ont perdu tous leurs repères, et qu'ils sont du genre à être hypersensibles. 


Le lendemain matin, direction la sécurité sociale pour que je puisse avoir ma carte. Arrivés à 8h05, ouverture à 9h. Oui, c'était fait exprès. On fait la queue, en avance. On était 3 ème dans la file. Je profite de ce temps pour appeler mon amie Ophélie. L'agent de sécurité/policier sort 10 min avant l'ouverture pour donner les consignes: pas de nourriture ou de boisson à l'intérieur, téléphones sur vibreur ou silence, pas de couteaux ou objets blessants, pas de pistolets. Bienvenue en Amérique. Les gens qui ont pris un rdv passent devant. 3 personnes de plus devant nous. A l'entrée nous sommes fouillés et on nous donne un numéro. Les nanas derrière leurs bureaux ne sont pas plus pressées qu'en France: il est 9h05 et elles arrivent avec leurs cafés, allument leur ordi en papotant. C'est pas comme si une trentaine de personnes attendaient. Nous sommes donc pris rapidement, mais c'est une aigrie: on aurait jamais dû vous envoyer une carte à un bureau, c'est interdit. Non, elle ne nous fera pas de procédure pour carte perdue, elle a oublié comment on fait. Elle me dit que non, je ne passerai donc pas mon permis car je n'aurais pas de carte avant un moment, et qu'elle ne me donnera pas le numéro car c'est contre les procédures. Elle contacte un collègue qui sait faire ça, on nous rappelera. J'hallucine très secrètement à l'intérieur de moi. Surtout ne pas montrer le moindre signe d'agacement ou de sarcasme: d'une part, ça ne ferait que ralentir les choses si elle se braque. D'autre part, nous sommes tout de même des immigrés, et je considère que nous devons bien nous comporter, toujours avec gratitude envers ce pays d'accueil. Mais mon cerveau se marre, tout de même, qu'elle avoue qu'elle a oublié comment on fait une procédure. Le type qui nous reçoit ensuite est le même que nous avions eu avant. Un grand black aux mains de joueur de basket, habillé en costard blanc, magnifique. Il a la classe, et effectivement, pas le genre de type qui oublie comment on fait une procédure, ou qui s'en tient au règlement strictement. Il prend juste mon passeport et me demande d'écrire mon numéro de sécu moi même sur un post-it "here you go, you can go to your driver's licence". Ensuite, il fait la procédure pour perte de carte, et met l'adresse du bureau de François en mettant le nom de François pour l'adresse, pour qu'elle ne s'égare plus. Voilà, un type qui ne donne aucun envie de sarcasme. Il manquait le formulaire I94. Il nous dit de repasser dans la journée sans faire la queue, directement vers lui. Ah, des fois, tout n'est pas si compliqué! 

Nous pouvons dormir tranquille. Le voleur de courrier a été arrêté.
Bon, les 3 héros américains qui ont sauvé le train d'un carnage sont
nés et élevés à Sacramento. Doublement tranquilles!

Ensuite, nous allons vers Sears ramener les baskets aux lumières cassées, en reprendre une autre paire. Et nous prenons 2 autres paires de baskets: une pour Raphaël, aux couleurs normales, et une pour Pierre, bleu électrique, celles que j'avais amenées étant trop grandes pour lui. 50% sur la deuxième paire. 17$ la paire (25$ pour les star wars). Ca nous a fait moins cher qu'une paire de nike, finalement. Et ils seront bien contents. 


François a, pour une fois, fait une journée de télétravail depuis l'hôtel. Il a reçu le costume qu'il a commandé chez Marks&Spencer UK. Commandé dimanche soir, en Angleterre, arrivé mardi matin, en Californie. Qui dit mieux? Livraison gratuite, hein... et pas express. Mais comment font-ils? Bref, il est le SEUL en costume au bureau. Le seul. Les autres sont en short, et parfois en chemise Hawaïenne. Mais chacun ses petits caprices. Moi je suis en ballerines et robettes. Ici, c'est tongs ou chaussures de sport. On reste encore un peu dans notre modèle européen. 

On en profite pour aller voir les frigos. Ils se ressemblent tous. Celui qui nous plait le plus est soldé à "seulement" 2700$ (et soldé, hein! et faut rajouter la TVA ensuite). Gloups. Alors on en prend un raisonnable à 1400$ (non, dans le format qu'il faut pour notre cuisine, il n'y a vraiment pas moins cher), ou bien un qui nous semble vraiment bien pour le double de prix?? On investit dès maintenant, ou en prend un qu'on aura envie de changer dans un an ou deux??? Lave-linge/Sèche-linge, je pense avoir trouvé un lot à 1500$. Certaines machines sont à 1500$ pièce, donc là on est déjà sur le choix "raisonnable". Les machines étant grandes, ça permet d'en faire moins souvent (moins de lessive utilisée, mieux pour la planète), et de laver les couettes dedans, même celles d'un lit King Size. 


Allez, à l'école. La maman italienne me salue. Je lui dis mon problème avec mon garçon pas sage, qui a finalement du mal à respecter les règles ici, alors qu'en France tout se passait bien. Il a avoué qu'il était fâché de ne rien comprendre, nous avons essayé de faire un contrat: s'il est sage, alors à la fin de la semaine il aura une douceur de son choix (glace ou autre). Mais la maitresse est catégorique: nan, aujourd'hui, il a été désobéissant encore. Pffff 

Soirée devoirs, et pizzas. Pour une fois, je vois les devoirs de Gabrielle: les 50 états et leurs capitales à apprendre. Et elle fait des fractions. Les états sont plus durs pour elle que les fractions. On essaie d'apprendre les 4 premiers. Pas facile, elle en a jamais entendu parler. On trouve que Phoenix, la capitale de l'Arizona, est facile: Phoenix, comme l'animal de compagnie de Dumbledore, dans l' "harry-zona". Sinon, on a donc pour commencer:

Alabama- Montgomerry
Alaska -Juneau
Arizona - Phoenix
Arkansas - Little Rock


Les autres, ça faisait trop... Et j'ai même pas demandé à Gabrielle d'apprendre à les situer. Je suis ravie qu'elle apprenne cette nouvelle géographie. En histoire, ils font les premiers américains. Mais je m’aperçois aussi que le travail est dense. Elle apprend l'anglais, mais ça veut aussi dire qu'elle aura du retard sur le programme. Elle aura forcément du retard: elle n'a pas fait les autres années d'avant! Ses notes seront forcément "mauvaises" au début, et il faut que je décompresse dessus. Si en fin d'année scolaire, elle est dans la masse, alors ce sera déjà très bien. Pour Raphaël, le travail est plus d'apprendre à lire en anglais, mais ça viendra peut-être plus vite. Les maths ne posent aucun problème: c'est un langage universel, ils sont comme des poissons dans l'eau. 

Mercredi matin, j'avais rdv à 9h dans la future maison pour laisser un contractor prendre les mesures pour le parquet de la maison. Je suis à l'école à 8h, j'ai donc 1h pour faire un trajet de 10 min... alors je prends mon temps, je respire l'air du quartier, me disant qu'on va y passer de nombreuses années. C'est calme et tranquille. Même les chiens sont bien accueillis. 


Pour aller de l'école à la maison, il y a une zone de végétation appelée "green belt".


 Le long des greenbelts ils aiment mettre des "trails" pour les vélos, la marche ou les joggers. Large comme notre ancienne rue.


Pour aller à la maison, on passe près de la "grande route", ultra occupée aux heures de pointe, comme vous pouvez le voir. Avec un large trottoir très occupé aussi, et une voie pour les vélo où on se bouscule aussi. 


N'ayant tout de même pas mis plus de 12 minutes pour arriver là-bas, j'ai décidé de pousser plus loin, et de continuer sur Sunset Boulevard. Là, j'ai trouvé un starbucks. Ici, il y en a à chaque coin de rue. Il y a même un "drive-thru" à presque tous. Ici on ne dit pas "drive in" (qui voudrait dire "conduit dedans"), mais un drive THRU (pas écrire "through", ça prendrait trop de place). Et il y a toute la journée au minimum 5 à 6 voitures dans la queue. Donc pour une fois, j'y vais. mon premier Starbucks aux USA. Caramel Macchiato, taille Tall (la plus petite, qui s'appelle donc grande, allez chercher pourquoi...), 3.95$. Je vais en terrasse et j'appelle maman. Il n'y a que le matin que je peux appeler la France, ou vers minuit. Mais pour être debout à 6h du matin pour l'école, minuit, c'est fini.


Après avoir passé 1h avec la propriétaire de la maison qui a tenu à me montrer comment fonctionnait les diverses choses, et me parler des voisins (que c'est agréable!), je repars vers mon hôtel. 30 min de marche. Avec ces palmiers et autres arbres, ces trottoirs larges et tranquille, ce beau ciel bleu sans que les 38°C soient arrivés... c'est simplement agréable. 


Sur les bords de trottoirs, une petite indication pour dire de ne pas jeter de
déchets. L'eau va dans les ruisseaux locaux. J'aime bien les petits poissons!

Je m'arrête au passage chez Dollar Tree, qui est une boutique où tout est à 1$. Nourriture, bazar en tout genre. Il y a un rayon spécial pour les maîtresses que j'aime bien. J'y achète parfois des petites choses pour compléter l'école. Là, j'ai pris des cartes de "premiers mots" pour leur apprendre un peu de vocabulaire. 



Mais on y trouve vraiment de tout, et ça me permet de compléter à moindre frais notre installation. J'avais donc besoin d'un épluche légumes, d'en cas à grignoter (je peux pas manger des rice krispies treats à chaque fois que je stresse, je veux pas avoir à racheter tous mes vêtements une taille au dessus), d'un gobelet pour Raphaël car il avait cassé l'autre dans une colère il y a 3 semaines, mais il a été gentil depuis. Et pour Gabrielle, j'ai pris un paquet de "Smarties". Car elle a une copine qui lui donne des bonbons parfois, elle pourra en offrir à son tour. En plus, la maitresse avait offert un paquet de smarties à chaque enfant pour apprendre les fractions. Si si! 


Mais, étrangement, ils vendent aussi de ça. Qui veut acheter une petite visa? 


Après l'école, où la maitresse me dit que Pierre s'est super bien comporté (ahhh enfin! ouf!!!!), j'emmène Gabrielle au magasin de musique qui vient de s'ouvrir près de l'hôtel. Ils donnent des cours de musique à partir du 5th grade, pour les enfants qui veulent. On a beaucoup hésité entre la barrière de la langue, la maladresse de Gabrielle et les divers instruments proposés. Elle a finalement choisi de faire de la musique (d'essayer, au moins), et de choisir la flûte traversière, comme son parrain. L'instrument se loue 25$ par mois, et les cours sont gratuits. Au choix : violon (ou violoncelle, ou alto), trompette, clarinette, trombone ou flûte. J'aurais bien aimé violoncelle, mais ils se louent pas. Dommage.
Gabrielle se plait à l'école. Elle a une copine donc, une Ashley. Elles communiquent toujours avec des mimes. Gabou me dit aussi qu'elle fait du basket ball à la récré. Et elle est la seule qui finit toujours toute sa lunch box. Nous qui râlions tout le temps qu'elle mange trop vite, pour une fois, ça lui fait un point positif: elle n'est pas prise par le temps pour finir comme Raphaël. Qui, lui, a toujours mangé lentement. Elle est heureuse d'être à l'école, heureuse d'avoir une copine, heureuse de tout. En classe, ils font beaucoup d'ordinateur (de google chrome). La moitié de sa classe a un iphone (on résistera!). Mais la maitresse conseille d'aller sur le site internet de l'école pour s'aider dans les devoirs, alors... tenez, si madame l'ancienne maitresse veut voir le programme de l'année, on peut donc trouver des liens ici. Hier, Gabrielle regardait les états en détail. Elle m'a donc appris que la devise (le "motto") de la Californie était "Eureka!" (D'ailleurs, une ville sur la côte s'appelle ainsi, et il y a une rue aussi à Roseville).


Ensuite direction l'hôpital, sur Eureka Road, où j'avais un rdv à 15h30. Rien de grave, rassurez-vous. Mais ça mérite un post à lui tout seul, alors vous serez bien patients.. 


Aujourd'hui donc, Jeudi, François est parti à 8h direction la Baie de San Francisco. En mettant Pierre en classe, sa maîtresse me dit qu'il a joué hier avec une petite fille, Camilla. Une autre petite fille (ou la même, en fait, je ne sais pas, me dit fièrement qu'il a dit ses premiers mots: Yes, Thank you et Hello. Un gros progrès pour monsieur le boudeur. Il aura peut-être sa glace Samedi alors?

Ce soir, les enfants auront une babysittrice, qui ne parle pas français, car nous allons à la réunion de la rentrée scolaire. Que de suspens pour le prochain épisode... Code de la route réussis? Pourquoi l'hôpital? Que se passera t-il lors de la réunion? Pierre aura t-il été sage encore? 

Le mot de la fin revient à Lady Bug. Restons ZEN.

lundi 24 août 2015

Bi repetita... placent

Vendredi, le chat aime prendre de la hauteur sur la situation.

Nous voulions acheter une voiture. Mais pas celle là.

Ni celle là.

Les garçons ont essayé d'être patients... mais au bout de 2 heures... 

Pas de voiture pour nous. Il nous faut un permis californien.
Encore une solution à trouver... 

Alors on est allé chercher le cheesecake que nous aurions dû manger pour mon anniversaire.
On pensait prendre une part chacun... 

Mais j'ai vu les prix... 8$ la part. Vous connaissez votre table de 5?
Par contre ils vendent les gâteaux entiers aussi, pour moins cher.

Ils sont allés le chercher derrière... et il était congelé! Il semblerait que
ce soit normal...

Une fois rentré à la maison, nous avons dû attendre 1h30 pour le manger. Donc, mauvais plan. Paie plus et mange tout de suite, ou paie moins cher et mange plus tard. 

Samedi matin, une autre boutique de parquets. Les enfants y prennent goût, il y a un coin jeux. Ils sont terriblement en manque de jouets. 

On part sur des parquets beaucoup plus clairs... moins à la mode ici.

Et après, nous avons tenu une vieille promesse: la boutique Lego. Gabrielle a pu avoir la boîte de Lego que je n'avais pas trouvé pour son anniversaire à Paris. Elle doit encore attendre la future maison pour l'ouvrir et ne pas perdre les pièces.

Heureux comme des clous dans un magasin Lego

Il n'y a pas que les enfants sont heureux... 

Après, ils étaient moins contents. On s'est encore fait avoir par le timing. Et il n'y avait pas de fast food hamburgers

Eux, ils n'ont pas apprécié le chinois. 

Lui, beaucoup plus.

Moi j'adore ce panda! J'ai pris aussi un menu enfant, et c'était trop copieux
pour moi comme pour les enfants. Ca nous fait des restes à finir le lendemain.
Le soir, direction pendaison de crémaillère de Sara et JL. Gabrielle a joué
la grande soeur, et rêve de retourner lire des histoires à leurs deux petites filles. 

Dimanche, après la messe, j'ai pensé à prendre en photo le panneau
"geese Xing"

Après nous sommes retournés au bout de "plage" du lac Folsom. Même endroit, finalement. On y est tranquille. 

On était pas tous seuls, il y avait de l'autre côté un oiseau qui ressemble à un Héron.

Et on a retrouvé tout un troupeau d'oies. Enfin... on pense que ce sont des oies. Je suis fascinée de toute cette nature qu'il faut découvrir. Les plantes, les fleurs, les animaux. 

Si j'en crois internet, ce sont bien des oies. Et il semblerait qu'elles s'appellent "canada goose". 

Mes oies à moi, en plein repas. Sandwichs presque tous les midis...

Mais cette fois-ci, on a essayé d'investir dans du matos. Mais comme on a toujours peu de place, un simple parasol complète notre équipement (4$ à la boutique près de l'hôtel, je me débrouille avec ce que je trouve autour de moi).

On a hâte de voir ce lac un peu plus rempli tout de même. Le niveau est très visiblement bas (zones sombres). 

Pierre. Mais ça, c'était avant.

Raphaël cherche les bouts de bois. Gabrielle les morceaux de granite. 

Et François a cherché des plumes. 

Dans la tribu des clous, voilà le chef. Il a obtenu sa plume pour le courage qu'il a montré en
lavant le chat la veille. Gabrielle, uniquement pour la déco. 

Les choses allaient bien, on était zen, on profitait... 

Et voilà, forcément... La réalité revient nous frapper.  Et qui va devoir ramener le cochon boueux dans une voiture de location après??? 

Il faut que le niveau de l'eau remonte. Vite! 

Après avoir rincé le petit hippopotame, j'ai pu prendre en photo cette maison repérée la semaine dernière. C'est une tree house, au dessus d'un potager. 

Dans le jardin du mec (qui semblait être un hippie avec son Ts tye&dye rose fluo), il y a aussi une très grande serre, et un épouvantail digne d'Halloween. Quand on regarde bien, la citrouille devant, couverte, a été gravée. Elle est gigantesque. En fait, tout son jardin est rempli de plants de courges, de potirons, de citrouilles... c'est bordélique et super mignon à la fois.

Une autre maison pas loin. C'est pas mal... ça change du nain de jardin français, ou du flamant rose des maisons de Floride. 

Gabrielle décore petit à petit son lit. Son meilleur ami en France a eu
un petit frère. On compte bien lui écrire, mais pour ça, il faut qu'on trouve
des timbres. C'est fou comme les banalités deviennent des choses à apprendre.
Où vais-je trouver des timbres? (et sans voiture)

Après une pause à la maison (piscine pour François et Raphaël), nous
sommes partis pour une autre excursion: trouver quoi faire des bouteilles. 
Ici, quand on les achète, il y a une CRV (taxe supplémentaire).
Pour récupérer une partie de cet argent, il faut ramener les bouteilles
dans un centre de recyclage. On en a trouvé un derrière un supermarché.

C'est un simple container avec des bidons devant. Pas facile à voir de loin.

Les enfants ont vidé les sacs dans le récipient bleu, on avait quelques dizaines de bouteilles. Les grandes contentant un gallon ou plus sont mises à part car elles rendent plus d'argent (10 cents).

Les autres bouteilles sont pesées toutes ensembles.

Le gars nous donne un ticket à signer indiquant l'argent qu'il nous doit.
Nous devons ensuite aller à l'accueil du supermarché pour récupérer
2.66 $.

Une voiture qui fête le 4th of July chaque jour de l'année

Fini les parking avec des prouds americans. Nous voici au supermarché "bobo" que j'aime beaucoup. Trader's Joe. Ils sont fun. Et il y a un type qui veut nous faire goûter de la nourriture à des horaires improbables, mais qui parle français.

J'ai le déguisement de Lady Bug pour Halloween. Cat In The Hat. 

Il faudra ajouter un noeud papillon rouge!