mardi 20 octobre 2015

En octobre, on fête Halloween

Une des questions que me posent souvent les enfants américains est "est-ce que vous faites Halloween en France?". La réponse est toujours la même: on connait bien Halloween, les boutiques essaient toujours d'amener cette fête... mais ça prend pas vraiment. Ca dépend des quartiers, mais par chez nous, ça ne se fêtait pas. Alors nous, les Clous, comme on aime bien les légendes irlandaises, on fêtait Jacquot la citrouille. Et Jacquot, il fallait l'allumer le 31 Octobre au soir, et le 1er novembre matin, il avait la lanterne remplie de bonbons. 

Mais ici, ça se fête. Depuis Août les boutiques ont commencé à sortir des bonbons, déguisements et décos. J'ai voulu chercher à faire des décos à moindre prix, mais ce fut inutile: il y a des boutiques à $1 où on trouve tout ce qu'il faut. Anita a organisé vendredi soir une "carving party". Les enfants se sont bien amusés, et il faut dire qu'ici, on découpe la citrouille avec du matos de pro. Dingue comme ces petits couteaux à $1 tuent la carapace de cucurbitacée. Anita a cuisiné les graines de citrouille ensuite. Ca a le goût de popcorn! 

Le lendemain, nous avons organisé l'anniversaire de Raphaël avec ses copains. Très en retard, il voulait une fête d'Halloween. Il a pleuré car un des copains n'est pas venu. Il faut dire qu'on a prévenu la veille... Mais à la fin il a réussi à apprécier la fête, les cadeaux et les copains. Et la PINATA! Bon, il voulait pas partager... Il s'était couché tard la veille, et s'était tout de même réveillé à 6h du mat. Ca n'aide pas à être de bonne humeur. Je vous laisse avec les photos. Oui je sais, je fais des textes courts en ce moment. Je me décontraste un peu du déménagement, si vous le voulez bien. 

































lundi 12 octobre 2015

L'emménagement

Samedi dernier, nous sommes allés à un meeting aérien. J'en reparlerai. Je sais, j'avais dit ça à propos des Gold Rush Days aussi... soyez patients. Tout vient à point à qui sait attendre. Le soir, enfin, en fin d'après-midi européenne, mon dîner était prêt pour 17h (non, ne rigolez pas!), mais les enfants jouaient tellement bien avec les petits voisins que je n'ai pas eu le coeur à les arrêter. Alors on a attendu qu'ils s'arrêtent de jouer. Mais finalement, ce sont leurs parents qui sont venus... Au final, tous les enfants (voisins inclus) ont mangé mes pâtes à la bolognaise, et nous, les parents, on a seulement bu. 



Dimanche, nous avons eu un dimanche traditionnel: Messe-Ikea. Le mélange des genres, même pas peur. Nous y sommes allés pour acheter le lit de la chambre d'ami, qui est en promo en ce moment. Mais nous sommes rentrés avec une commode, du rayon "bonnes trouvailles". Logique. 

"oh maman, regarde, tu n'es pas la seule parisienne ici" (sur le parking de l'Eglise)

Chez Ikea, idée pour mon futur atelier: la table de travail/kitchen island. 

Lundi, retour à l'école... On a eu des informations contradictoires de la société de déménagement. Quand l'un dit "on arrive demain, mardi, entre 8h et 10h", l'autre dit "on confirme pour mercredi".

Ca n'angoisse pas le chat

Au final, ils sont arrivés mardi. Plutôt vers 10h que 8h. Première déception, le camion avait beaucoup de vide. BEAUCOUP. On aurait pû y mettre une voiture. Donc nous avons dû nous séparer d'affaires que nous aurions pu prendre... génial. Nos livres de poches auraient pu venir. Notre table de cuisine aussi, ou le meuble pour la télé. Des tas de petits trucs qu'il faut acheter désormais.
Ensuite, les déménageurs n'avaient pas une envie violente de travailler. Ils ont bien fait comprendre qu'ils sortiraient juste le piano de leur camion, pour aller seulement au garage. La société enverra une autre équipe, disaient-ils. Et puis, ils peuvent pas monter de meubles ikea, c'est trop compliqué. Et puis les boîtes... diantre, je leur dis que sur leur tas de 4 boites 2 vont en haut, 2 vont en bas, et j'ai... les 4 en bas. On a eu un peu de casse, mais pas trop. 



Nous avons fait le maximum pour vider les 347 colis le plus vite possible. 347 ça inclut les meubles, les cartons... Les enfants ont très vite pris possession de leurs vélos. Pendant ce temps, François montait le lit Ikea. Mais il n'a pas eu assez de temps pour que Raphaël puisse dormir dedans la première nuit. Malgré tout, on a avancé vite. J'aimerais tourner la page du déménagement rapidement. Vivre 3 mois dans les cartons, ou avec seulement des valises, c'est long. Surtout quand on doit gérer le quotidien. Et par quotidien, j'entends l'école et le boulot. 3 mois avec valises en vacances au bord de la mer, avec comme seul objectif de faire du tourisme, je ne me plaindrais pas. 


Le miracle a eu lieu. François ne garde de ses défunts parents que peu de choses. Il a une bibliothèque et un salon. Des meubles assez chics, il faut le dire. Et assez grands aussi. Quand nous avons choisi la maison, ça faisait partie des critères: peut-on y caser la bibliothèque du beau-père? (il l'a faite de ses propres mains!!) Quant au salon de la belle-mère, il était impossible qu'il aille dans la family room à côté de la cuisine et de toutes les graisses de cuisson. Mais nous n'avions pas les mesures de nos meubles. Nous n'avons pas songé à les prendre avant de partir. Mais, comme je disais, miracle: il n'y a pas la place pour que cette bibliothèque fasse 1 cm de plus. On croirait qu'elle a été faite pour cette maison.



Nous venons au bout de la phase déballage. Je fais vite, et finalement, c'est pas plus mal. Qui aurait pu deviner que mes livres de couture se trouveraient dans un carton nommé "jouet enfant"??? Parfois je libère un truc naze en plastique de 5 couches de papier d'emballage, alors qu'un truc fragile n'en aura aucun. 

Ensuite on passe à la phase: tout relaver. Les ustensiles de cuisine, les couverts, verres, assiettes, plats, linges de lit,... Et puis les meubles, aussi, transportés avec des mains sales, ou qui ont pris la poussière pendant 3 mois, ou l'humidité, ou bien qui ont servi de maison confortable à une gentille araignée. Puis il faut plier les cartons, aplatir les papiers, le bulle. Passer l'aspirateur. Réparer les bouts cassés. François s'amuse comme un fou à changer les prises électriques des quelques appareils que nous avons réussi à emmener: télé, lampes, machine à coudre, à broder...

Bon, il a fallu aussi s'occuper du piano. Comme la société ne rappelait pas pour envoyer l'autre équipe, il a fallu réclamer. Et là, on s'est presque fait engueuler d'avoir laissé partir les déménageurs sans avoir apporter le piano en place. Alors, ils ont fini par dire que c'était sûrement car c'était un piano de concert ou de grande valeur. Que nenni. Un piano tout basique. Alors ils ont fini par accepter de revenir, mais pour cela, ils sont obligé de facturer 410$. A payer d'avance, en ligne. Mais après, c'est du rapide. En 2h ils étaient là. En 5 minutes ils avaient fini. J'essaie de calculer le prix à l'heure... non, autant éviter. Ca fait trop mal. 


Pendant ce temps, il est désormais interdit de vivre comme des sauvages. Je cuisine. Oui, j'essaie. Rien de grandiose, rien de fin. Je fais ce que je peux. Et on gère les animaux qui vivent chez nous. Le chien et le chat se comportent bien. Le chien ne s'enfuit même pas quand la porte est ouverte, elle reste avec les enfants qui jouent dehors. Les 3 jeunes humains, eux, n'ont pas vraiment décidé de nous faciliter l'existence:


Gabrielle est tombée en trottinette. Rien de grave. Un genou très éraflé, mais elle a même pas pleuré, et ça allait. Sauf qu'elle est retombée sur ce genou à l'école, saignant un peu plus. Et elle a recommencé vendredi, en glissant dans la maison. Mais là, elle a fait sauté la croûte de son genou, faisant bien gicler le sang. Halloween approche, on aurait peut-être dû garder les tâches sur le sol... Et son genou est parfait pour faire peur aux enfants. D'ailleurs, ni une, ni deux, devant ce sang, tous les gamins ont décampé (ils avaient bien vu qu'on prenait ça en charge, car sinon, ils appellent à chaque chute ou blessure, même quand il y a rien d'autre qu'une écharde). Depuis, elle joue à la blessée de guerre. On va lui éviter un autre Dimanche chez Ikea, on est sympa. 


Raphaël, lui, nous fait dans les montagnes russes. Un coup il est content et surexcité. Et le lendemain, ou même quelques heures après, est malheureux ou colérique. J'ai été appelée jeudi pour aller le récupérer car il était pas bien "léthargique, mais il n'a pas de fièvre". Dépressif, en fait. Je lui demande "mais pourquoi tu étais si triste aujourd'hui?". Pour résumer, comme il dit "des fois, je commence à être triste un peu, et je sais pas pourquoi, j'arrive pas à arrêter". Il a un meilleur ami, et aimerait bien avoir aussi d'autres copains en plus, et est très déçu de ne pas en avoir. Je lui ai conseillé de faire comme dans le petit prince. De se laisser apprivoiser, oui lui d'aller apprivoiser les autres. Mais il nous fait de grosses colères aussi, ce qui est fort désagréable. Il doit apprendre à gérer. Et, ici, je ne pourrais pas avoir l'aide d'une psy tant qu'ils ne parlent pas anglais.


Pierre lui, c'est comme toujours un problème d'obéissance. Il a une dent contre le prof de sport. Et chaque mardi et jeudi, je sais que j'aurais un mot de la maîtresse. Si on lui dit non, alors tout est fichu. Il faut passer son temps à négocier pour des choses banales et quotidiennes. Alors imaginez quand jeudi dernier, alors que je prenais un thé très agréable avec mes deux copines Mélanie et Anita, je suis appelée pour mon dépressif, puis que je récupère un vilain garnement et une éclopée. Je rentre, et il faut encore ouvrir des cartons, et faire du lavage, du ménage... Oh puis attendez, encore mieux! 

Mercredi soir, François veut aller dans un magasin acheter un lecteur DVD pour que les enfants puissent revoir leurs films. Il faut un DVD/ Blu Ray dézoné sinon ça ne marchera pas. Moi je souhaite en profiter pour aller dans un magasin à côté acheter des choses nécessaires à la maison. François n'a pas pu avoir le lecteur DVD convoité car ils n'avaient pas ce qu'il fallait, et les enfants ont osé nous dire, alors qu'on voulait voir une boutique de décoration et qu'ils voulaient rentrer "vous pensez vraiment qu'à vous, les parents". 

Sympa non? Chers enfants, si on ne pensait qu'à nous, il y a bien longtemps qu'on vous aurait gavé de valium. Vous seriez resté à la maison, à dormir comme des zombies, et nous n'aurions pas à réparer vos genoux écorchés, ni à vous nourrir de légumes qui coûtent cher et que vous gaspillez beaucoup trop à mon goût, ni à ranger vos jouets, qui traînent par terre, que vous avez pourtant beaucoup attendus, ni à laver vos vêtements que nous salissez sans aucune considération, ni à monter vos meubles ou refaire la déco de vos chambres en premier. Alors comme j'ai crié une fois dans la rue (c'est chouette, personne ne comprend) "là, j'ai beaucoup de mots qui me viennent à l'esprit, mais pas un seul de poli. Alors tu me suis, et tu te tais". 

A part ça, tout va bien. Ca pourrait être pire. Mais honnêtement, on est crevés. On touche le bout du tunnel. Samedi nous sommes allés chez costco. 400$ de courses... Quand on veut racheter des éponges, c'est par lot de 20. Alors la facture monte vite. Mais j'ai constaté chez eux une vague française:



Ensuite nous avons mangé des burgers, sur notre table de jardin. On peut enfin manger ensemble en se regardant... Comme disent les enfants "oh, c'est la première fois qu'on mange un burger qui vient pas du macdonald!"


Nous avons aussi reçu le colis de papy et mamie: Christine and the queens (zut, je n'ai plus de lecteur CD pour le moment à part dans la voiture ou sur le lecteur DVD, que nous avons finalement trouvé sur amazon). Merci pour les carambars, la moutarde, le couscous (ici on en trouve, mais gros), etc



Sinon, 16h30, 35°C. Depuis quelques jours, le temps est assez humide, on ressent cette température comme étant un peu trop lourde. Mais pour un 10 Octobre, c'est surprenant.


Le jour précédent, j'ai décidé de ranger mon atelier (les chambres d'enfants attendront bien un peu) et de tester mes machines (Il faut s'assurer de la casse le plus vite possible).  Et elles fonctionnent! Il me manque bizarrement un pied de biche. A chercher. Faut dire que j'ai eu un gros malin pour emballer mes affaires: ils étaient deux à me dire de ne pas vider le petit meuble à tiroir, celui à mercerie, et il a finalement fichu tout en vrac dans un carton. Super... il faut maintenant démêler des passepoils de 10 mètres de long, avec du fil à tricoter, des rubans, des ciseaux... 





En cuisine, j'ai déjà réussi à faire: un gâteau au chocolat, une quiche, de la compote de pomme, du poulet basquaise, un vrai poulet rôti, un gratin dauphinois, de la mousse au chocolat (Anita et sa famille sont venus dîner samedi soir). Et j'ai un grand bol pour faire des cannelés qui repose dans le frigo.


Le quotidien reprend tout doucement, donc. Même si on est loin d'avoir une routine, des habitudes, des repères. Mais les enfants parlent de plus en plus anglais, Gabrielle étant plus en retard que ses frères. Trop grande, trop de peurs, et plus de problèmes pour l'accent. Mais ça vient. Ca ne tardera plus avant que je n'aie plus à jouer les traductrices!

A bientôt!

vendredi 2 octobre 2015

Gabrielle et Christine, incompréhension linguistique

L'autre jour, j'avais un grand besoin de musique, et de musique française. J'ai entendu quelques jours plus tard dans mon émission de radio philo préférée ( lien ici ) que l'exil de sa langue maternelle est rude, et c'est donc peut-être bien pour ça que les jours où je papote beaucoup en anglais, me vient le soir une envie soudaine de mots français.

Bref, j'avais envie d'écouter un CD que j'écoutais beaucoup avant de quitter la France: Christine and the Queens. Avant, je l'écoutais sur Deezer. Mais là, flûte, il faut payer! Est-ce parce que nous ne sommes plus en France ou parce qu'ils ont changé leur politique? François me dit "va sur Spotify". J'y suis allée, mais il n'y a pas le CD complet, et elle a sorti un CD en anglais que l'on retrouve dessus, mais moi j'ai besoin de mots français!

Donc je me retrouve à écouter les deux clips sur you tube... Ah! je viens d'en trouver une troisième.


Et là, Gabrielle me dit "oh non maman! pas ça! c'est la musique de la pub des habits". 

"pardon?"

"oui, la pub des habits"

Je réfléchis. La seule télé que je regarde, HGTV, ne diffuse quasiment pas de pubs pour les vêtements. Il y a des pubs pour les crédits, les assurances, pour les meubles, la déco, pour les restaurants (c'est une chaîne d'achat de maisons et de décoration de maison). Mais en tout cas, je n'y ai entendu aucune pub avec Christine and the Queens.

"Gabrielle, je comprends rien"

"mais si, tu sais, là, le truc proactive"

Sur le moment, je pense aux yaourts activia... pub pour les vêtements ou pour les yaourts??

"Gabou, j'essaie mais je capte rien, là, vraiment rien".

"mais à l'école!! les 7 habits de proactive" me répond t-elle sur un ton limite insultant

"ahhhhhhhhhhhhhhh les seven HabiTS to be proactive!"

"ben oui"

"Alors Gabrielle, habits, c'est un mot français, et HabiTS c'est un mot anglais qui veut dire habitudes. Si tu prononces un mot anglais en français, on ne s'en sort plus!"

"ben j'aime pas cette chanson"

Voilà ce qu'on trouve sur le site internet de l'école, juste pour que vous l'appliquiez, vous aussi. Si des gamins de primaire peuvent le faire... J'essaierai peut-être, quand je serai moins fatiguée, hein.

Habit 1 - Be Proactive
Habit 2 - Begin with the End in Mind
Habit 3 - Put First Things First
Habit 4 - Think Win-Win
Habit 5 - Seek to Understand, Then to be Understood
Habit 6 - Synergize
Habit 7 - Sharpen the Saw 

N'empêche que moi, j'aime Christine and the Queens en français. Et j'ai demandé à maman si elle peut me trouver le CD, en français. Promis Gabrielle, je te forcerai pas à écouter une pub pour les vêtements en yaourt. Et il va falloir qu'on apprenne à démêler le français et l'anglais, car là tu me fais des nœuds au cerveau, déjà bien fatigué. J'ai le cerveau low-mono-active, là. 

jeudi 1 octobre 2015

A la maison

Nous avons quitté l'hôtel ce matin. Beaucoup trop de choses à déplacer. Nourriture, livres, babioles en tout genre que nous n'avions pas en arrivant ici.


J'ai ensuite passé la journée à faire quelques courses: notre container est bloqué à la douane US, et nous ne savons pas quand nous allons recevoir nos affaires. Anita, qui s'inquiétait beaucoup, nous a tout de suite prêté ses lits gonflables et des couettes. Mais depuis que je sais que nous devons camper, j'ai parcouru les magasins: achat de poêles et de casseroles, de linge de lit, d'assiettes, d'ustensiles pour cuisiner, de serviettes de toilettes, torchons, boites pour ranger les affaires des enfants dans les placards, cintres, rideau pour remplacer la porte qui n'existe pas entre notre salle de bain et la chambre...

J'ai demandé à Pierre d'accrocher les cintres dans le placard...

Quand nous sommes partis, nous avions laissé beaucoup de choses. On savait que certaines devaient être rachetées, donc ce n'est pas perdu. Seuls "doublons": les poêles, casseroles et le service d'assiettes. Mais ça me coûte 100$, les assiettes seront vites cassées par les enfants, et les poêles sont en céramique, il parait que c'est mieux pour la santé. Et demandez à ma grand-mère: on peut bien avoir une cinquantaine de poêles et casseroles dans ses placards, on ne trouve jamais celle qui convient parfaitement. 

Et puis, j'ai aussi fait le début des courses de nourriture. Chez Costco. Une sorte de "Metro". Donc on y trouve pas tout, et on trouve en grand conditionnement. Le caddie est très dur à pousser à la fin. Quand les hommes me donnent un coup de patte, je trouve ça très gentil. Quand les femmes ou les personnes âgées s'y mettent, je commence à songer que je dois paraître bien pitoyable derrière ce grand chariot.


Pierre s'est réveillé grincheux ce matin: il a toussé toute la nuit. Normalement, ce soir et demain soir, il y a le spectacle de danse pour lequel ils répètent depuis 1 mois. Mais l'institutrice de Pierre hier a proposé que, si Pierre n'avait vraiment pas envie de le faire, il puisse ne pas le faire. Pierre était plus que ravi. Etant en plus grincheux, il s'est plaint de son oeil, qui avait été soit-disant percuté par sa soeur le matin. A l'école, ils sont pas trop regardants: si l'enfant se plaint, ils appellent les parents. Ainsi, nous avons eu Pierre quasiment toute la journée à la maison, et ce soir, il n'a pas fait son spectacle. Ca nous a permis d'être plus détendu dans l'emploi du temps.

On mélange tout ce qu'on a: meubles pour dehors, déco pour dedans.
En attendant... 

Nous avons diné pour la première fois ici, et nous avons couché les enfants. Et pour la première fois, ils ne se sont pas disputés, ne sont pas sortis de leurs lits. Ils ont un lit chacun, et finalement, ils n'avaient besoin que de ça pour être sages. Bon, passer de 45 m² à 370m² (dont 270m² totalement inutiles à l'heure actuelle), ça aide aussi.




Croisez les doigts pour nous. Demain, Pierre doit aller à l'école en pyjama. Le petit voisin ne semblait pas surpris "oh, it's pyjama day". Ah, mes Chartraines, j'imagine déjà bien vos yeux écarquillés. Les enfants qui font un spectacle de danse-fusion et qui vont à l'école en pyjou. J'aurais peut-être dû demander si le doudou était inclus! Plus rien ne me surprend, car tout semble naturel et bienveillant. Ah, si, une chose: aujourd'hui il a fait gris, et on a eu une vraie petite pluie pendant 1 heure. Les Clous ont une maison, et la pluie tombe en Californie. Qui l'eût cru?


Et pour finir, nous avons reçu les photos de classe. Ce sont des photos individuelles et ils font un montage ensuite pour avoir tous les enfants de la classe. Gabrielle a l'air effrayée, Pierre fait peur, et Raphaël a l'air d'avoir mangé un clown au petit déjeuner. Comme en France, les photos de classe sont une cata.