vendredi 7 août 2015

Happy Birthday to you... sorry, what's your name? Marrr ? Ok Map! That's cute!

Aujourd’hui c’est donc mon anniversaire. La matinée s’écoule tranquillement avec les enfants. François rentre tôt pour préparer le rdv de midi avec notre agent immobilier : Jean-Jacques. Avant ça, il ramène un grand ballon kitsch et un porte-clés en cuir rose pour mon anniversaire (symbole de la maison que nous essayons d'acheter). Nous allons donc faire la proposition d’achat. François a passé une grande partie de sa matinée à faire de la paperasse pour l’emprunt.






Une fois fait, les enfants ayant avalé un sandwich rapidement, nous nous préparons pour aller au rdv de 2pm au « school district » de Rocklin. Parfois les districts font toute une ville, parfois plusieurs villes, parfois une partie d’une ville. C’est le district qui gère les décisions scolaires. Et pour nous inscrire sans avoir d’adresse, la dame qui s’occupe de l’administratif de notre relocalisation a pris rdv au district plutôt que dans une école. Ce n’est pas la même dame que celle qui nous a planté à Los Angeles sans solutions, il semblerait d’ailleurs qu’elle ait été virée car on a une nouvelle conseillère et son mail n’est plus attribué. Je suis bien désolé de ça, une tape sur les doigts aurait suffit. Mais je continue de penser qu’elle nous a un peu mis en danger. Elle avait 6 heures pour nous trouver un hôtel, c’était pas trop dur. Au lieu de ça, elle a attendu qu’on réponde à son mail, sachant qu’on était dans un avion et qu’il est impossible de se connecter dans un avion (on lui avait dit). Passons. Il y a 3 entreprises différentes qui s’occupent de notre relocation : Brookefield qui gère le déménagement, l’hôtel…  Une autre s’occupait des papiers tels que le visa. Et une dernière s’occupe de l’administratif ici (sécurité sociale, permis de conduire etc). Nous avons la chance de ne pas être seuls (quand ils font bien leur travail), ça compense notre « nuit » à Los Angeles. Remona est très gentille, et réactive.

Nous arrivons donc au district avec Remona qui s’occupe d’officialiser le fait qu’on soit relocalisés, et de prouver que François va travailler dans la ville d’à côté et pour longtemps. Il y a donc le directeur du programme English Learner et GATE, ainsi que son assistante. Il y a aussi une dame, Dr Barbara Branch. Pour cela il faut que je fasse un « coming out » :

Nos enfants, en tout cas les deux premiers, ont été testés « surdoués/précoces/haut potentiel ». Il y a environ 18 mois. Pas de vantardise ou autre, on a découvert pour Gabrielle par hasard. Je l’ai emmenée chez la psychologue après 3 ans de « maman, je voudrais plutôt être un garçon ». Elle a fait son travail au mieux, puisque elle a trouvé que ma fille n’avait aucun problème de personnalité, mais qu’elle se sentait différente, et sans savoir pourquoi, a fini par penser qu’elle n’était donc pas une fille, mais un garçon, et que c’était pour ça qu’elle arrivait pas à être comme les autres. Depuis, elle n’a plus jamais dit qu’elle veut être un garçon, même si elle trouve que les princesses c’est archi nul, et qu’Harry Potter est un demi dieu.


Raphaël, lui, nous a fait une dépression en fin de grande section. Rebelote la psy, et même diagnostic. Il se sentait lui aussi bizarre par rapport aux autres, et comprenant pas pourquoi, s’isolait de plus en plus. Depuis, il a fait une année scolaire sans déprimer, s’est fait des copains, et s’épanouit. Merci la psy !

Pour l’école, nous avions dû changer. Ca ne collait pas. La nouvelle école a été absolument formidable pour eux, chacun a eu la chance d’avoir une maîtresse qui allait avec leur caractère. Gabrielle a adoré sa maîtresse « exigeante » comme disaient les autres. Et Raphaël a eu une maîtresse douce qui savait ne pas le brusquer. Une fois seulement il a pleuré : il avait eu un mauvais point. Il avait imité la signature de son père (avec un certain talent, il faut l’avouer) sur un document qu’il avait oublié de nous faire signer. Elle était prête à fermer les yeux, mais il a avoué devant toute la classe, alors il a fallu faire comme si… Bon, il s’en est remis, et je crois qu’ainsi il ne s’y essaiera plus.

Donc nous étions anxieux ici, aux USA, de comment ils géreraient ces enfants là. Ceux qui connaissent le sujet vous diront qu’un tiers des "surdoués" n’ont pas leur bac. Ils ont aussi une grande émotivité qui les dessert (et parfois les sert, au contraire). Ils ont des méthodes d’apprentissages parfois différentes qui les met en échec. Ou bien simplement aimeraient apprendre plus de choses, plus vite ou plus complètement. Ils comprennent une leçon en 4 répétitions quand les autres enfants ont besoin de 7 répétitions. C’est pas grand-chose, mais si un enfant a un caractère impatient, il en a vite marre et s'occupe en dérangeant les autres camarades. Une des solutions en France est le saut de classe : mais il se remet vite à en demander encore plus une fois le saut de classe intégré. Gabrielle qui a fait une très bonne année malgré le manque du CE2 a ainsi fait en classe beaucoup d’exercices supplémentaires. Raphaël, qui aime plutôt se la couler douce, risque au collège ou au lycée de se retrouver face à la difficulté qu’il n’aura jamais apprise à gérer. Et c’est là que beaucoup de « surdoués » se perdent, et finissent par lâcher leur scolarité. En fait, il faut trouver comment mettre leurs neurones à profit, et ce n’est pas facile du tout. Ni pour les parents (Gabrielle a voulu lire Molière en Juin !), ni pour les profs qui sont parfois dépourvus de solutions. 

Donc anxieux nous étions jusqu’à ce que je vois que dans toutes les écoles autour du bureau de François il y avait ce fameux « GATE » : Gifted And Talented Education. Les anglo-saxons utilisent le mot « gifted » pour surdoué. Gift veut dire cadeau, et gifted signifie doué en général. Dans le titre donc, c’est plutôt gentil et positif. Et sur les pages « gate » des écoles, je voyais une association qui était mise en référence. J’ai contacté cette association pour savoir si certaines écoles étaient mieux que d’autres sur la gestion de ces « cas ». Elle m’a très gentiment et rapidement répondu de viser les districts de Rocklin ou Eureka. Mais pour Eureka les maisons étaient trop chères. Donc nous avons cherché des maisons par internet depuis quelques mois sur Rocklin. Et la présidente de cette association, avec qui j’ai échangé de nombreux mails, m’a proposé de venir au rendez-vous pour nous aider, et car elle connaissait très bien le directeur du programme. Ici, ils parlent d’accélérer leurs apprentissages, ou bien d'approfondir, ou de complexifier. Ils les mettent par "clusters" dans une classe, jusqu'à 6 par classe. Il y a dans cette ville une école qui a, du 2nd grade au 6th grade, des classes avec exclusivement des surdoués, quand les autres méthodes n'ont pas réussi.

C’est ainsi que nous avons été très entourés. Le rendez-vous s’est bien passé, dans une grande salle où la clim semblait être réglée sur 10° C. Nous les avons vite mis à l’aise en disant que nous venions de signer une proposition d’achat de maison, et qu’ainsi nous pourrions peut-être avoir les papiers en règle pour inscrire les enfants à l’école avant la rentrée scolaire. Ils ont pris tous nos papiers, les tests de QI des enfants… lorsque je leur ai dit que je ne souhaitais pas les mettre dans l’école où il y a des classes exclusives de surdoués car je souhaitais qu’ils se mélangent aux autres, et qu’ils apprennent d’abord l’anglais, et à découvrir l’Amérique, Halloween et Thanksgiving ; ils ont été vite soulagés et nous ont largement félicités sur notre « great attitude ».  Dans le fond, je souhaite seulement qu’ils sachent que ces enfants pouvaient présenter un « problème » rapidement, et qu’ils n’aient pas à passer des tests dans une langue qu’ils ne connaîtraient pas.

Je souhaitais aussi que Gabrielle puisse conserver son saut de classe, après avoir pris conseils auprès de sa maîtresse de CM1, et de la directrice de l’association des surdoués CAG que j’avais eu par mails de nombreuses fois. Elle était directrice d’école, et si elle me dit aussi de conserver le saut de classe, j’écoute. Si en plus la maitresse de Gabrielle me dit qu’avec encore 2 ans à faire en primaire (ici l’école primaire compte une année de plus qu’en France, le collège ne dure que 2 ans, et le lycée 4 ans), Gabrielle aura du temps pour préparer un changement avant l’ère des ados et que le saut de classe devrait être conservé. Là-dessus, aucun n’a présenté d’objection non plus, à la petite exception que c’est la directrice de l’école qui aura le dernier mot et doit aussi être en accord.

Autre problème : Raphaël est né le 14 septembre. Ici, il faut avoir 5 ans au 1er septembre pour rentrer à l’école. Donc Raphaël aurait dû être en 1st grade, soit le CP en France. Mais en France, il faut être né avant le 1er janvier pour rentrer en maternelle, donc Raphaël était en CP déjà l’an dernier. Il sait lire donc, nous avons demandé à ce qu’il aille en 2nd grade. Ils ont également été d’accord, si la directrice est d’accord.

Ils étaient vraiment contents qu’on ait trouvé une maison, et nous ont donné les papiers pour faire les inscriptions. Ils nous ont dit de le faire même si nous n’avons pas encore l’acceptation des propriétaires sur notre offre, en précisant qu’on avisera en cas de changement, et qu’on donnera les bons papiers au moment voulu. Pas embêtants du tout ni tatillons, ni exigeants sur les papiers ! Ils ont bien compris notre souhait d’offrir aux enfants le maximum de stabilité. Ils disent que les américains déménagent tout le temps, et que les places dans les écoles sont restreintes : quand il n’y a plus de place, ils mettent l’enfant dans une autre école, en offrant le bus scolaire. Il pourrait y avoir de la place pour 2 enfants mais pas le troisième. En inscrivant maintenant, il y a plus de chances d’avoir les 3 inscrits, places bloquées.

Nous sommes sortis très contents du rendez-vous. J’imagine donc mes enfants faire la rentrée scolaire, et c’était vraiment une chose qu’on souhaitait beaucoup. J’ai tout de même mis dans les valises leurs sacs isothermes pour les lunchboxes ! Et leurs cartables ont servi pour faire le voyage en avion. Je peux les mettre à l’école sans attendre le container (qui est toujours en France !).

En rentrant, je m’attelle à remplir les 3 dossiers. C’est long. Et il faut préciser notre race, ou si les enfants sont « naturels », ou si ils sont nés à terme ! Strange country…




Après, nous étions invités par l’agent immobilier qui s’occupe de la maison à sa soirée « national night out 2015 » : « a neighbordhood gathering to get to know your neighbors and help our neighborhood stay a safe place to live ». Elle (l’agent immo) habite le quartier de la maison, et en tant que futurs potentiels voisins, souhaitait que nous assistions à cette soirée et découvrions les voisins. Comme dit notre agent « vous lui plaisez, elle aimerait bien vous avoir comme voisins ». Il nous a dit aussi que les propriétaires seraient à cette « party » mais qu’elle ne leur dirait pas encore que nous avions fait une proposition, qu’elle leur dirait le lendemain seulement. Ils savaient que nous avions visité et apprécié leur maison par contre. Ordre nous était donné de ne pas trop parler (mon défaut !) et de ne pas aller dans les détails avec eux. Il nous a dit que c’était 5pm-8 pm.

A 5 :30 PM nous arrivons et constatons que ça commence en fait à 6 :30 PM. Raté ! Que faire en attendant ? On a un manque cruel de sel à la maison, on se dit qu’on va continuer à explorer les super marchés du coin, en allant au célèbre Walmart. Arrivés là-bas, on découvre les fameux gâteaux à la crème décorés… on a vu aussi du « french bread ». Je vous épargne la photo car il n’avait rien d’une baguette. Il est beaucoup plus grand que Target pour la nourriture. Et bizarrement, au milieu de tout ça, il y a un rayon couture, tricot, arts manuels en tout genre !








On retourne à la party peu après 6 :30 pm. Il y avait un couple avec qui nous avons discuté. Il est d’origine anglaise, et a travaillé en France dans le temps. Ensuite, un Policeman a parlé de Rocklin avec une personne de la mairie (il a aussi offert des autocollants aux enfants) sur comment surveiller le voisinage, comment appeler la police,… Ils ont ensuite pris un grand moment pour dire à quel point Rocklin était une « great city to live in ». Sur les entreprises ou commerces qui s’y installent. Un autre grand moment étaient quand ils ont commencé à lister tous les « greats burgers in the city ». Le policier est parti en disant « live and shop in Rocklin ! it’s important for the taxes ! ». La fierté locale, je dois m’y habituer. Et considérer les fastfoods comme étant de la bonne cuisine aussi. Alors que nous essayions de dire aurevoir à tout le monde, notre hôtesse, charmante et qui a un chien gigantesque et gentil, nous présente les propriétaires. Ils sont très gentils, nous présentent leurs enfants, nous vantent leur maison. Ils nous indiquent que dans les maisons autour il y a des enfants de l’âge de miens. Clairement, ils essaient de nous faire la vente ! Encore une fois, après 20 minutes de discussion, nous essayions de dire aurevoir. Peggy, l’hôtesse, nous présente une autre dame dont le mari travaille pour la même company. On réussira jamais à sortir… on dit à nouveau aurevoir, et le mari de Peggy nous reparle un peu en partant. On est dehors, il est 7 :30 pm passé, on a réussi !

Direction le restaurant pour fêter mon anniversaire. Une seule direction :  le cheesecake factory. Sheldon, here we go ! (si vous ne connaissez pas la série "the big bang theory", je vous la recommande!). 


C’est étrange comme restaurant. On se croirait un peu dans un truc à thème de disneyland, avec musique à fond. A l’entrée nous attendent les parts de cheesecake. A l’américaine : énormes et recouvertes de crèmes différentes et en tout genre. On en salive déjà ! La serveuse nous amène à une table et nous sommes rassurés par les tarifs : les plats enfants sont au même prix qu’un menu fastfood. Et pour les adultes, les plats vont d’une dizaine de dollars au triple. Mais nous trouverons donc à manger sans trop se ruiner.



Les enfants commandent des spaghettis à la tomate avec une meatball (vous avez vu le film Tempête de boulettes géantes ?). Gabrielle préfère une sorte de burger au poulet avec frites. François et moi commandons un plat mexicain (tacos pour lui, enchiladas pour moi) au rayon « skinnylicious » avec des plats à moins de 500 kcal ! François prend une bière et moi un cocktail. Nous attendons un certain temps puis nous sommes servis. Portions géantes pour les enfants… Raphaël s’endormait déjà sur la banquette mais les spaghettis le réveillent. La meatball, qu’on a goûté, a un bon goût d’herbes et d’épices. Je ne sais pas quelle cochonnerie ils ont mis, mais ça rend bien (faudra quand même qu’on fasse attention…). Nos plats étaient bons également, et pas gigantesques puis "diététiques" (il y avait des légumes, la preuve!). 




A la fin nous demandons des doggy bags, et nous savons déjà que le déjeuner du lendemain est prêt. Nous n’avions plus faim du tout pour les cheesecakes que nous avions repérés. On reviendra un après-midi pour le goûter. La serveuse revient avec d’autres serveurs me chanter Happy Birthday avec une bougie, et un « birthday Sundae » (une boule de glace vanille avec du chocolat et de la crème chantilly), que je partage ensuite avec les enfants qui en ont ras le bol qu’on leur zappe le dessert ou le goûter.




En payant, nous n’oublions pas le pourboire, même s’il faudra vraiment qu’on en apprenne les usages pour ne pas être radins.


Et hop, retour à la « maison » et au dodo. 

mercredi 5 août 2015

Première semaine, clap de fin

Dimanche et lundi

Et ça va clore notre première semaine américaine.
Dimanche, réveil comme d’habitude, petit déjeuner comme d’habitude. C’est fait, on a des habitudes…

Par contre, juste après, on a râlé un plus gros coup que d’habitude auprès de la réception pour cette odeur de vomi qui ne partait pas malgré les pseudos nettoyages. Je ne sais pas à quel point les précédents clients ont été malades, mais ils en ont laissé des traces. On a demandé aussi s’ils avaient une suite à deux chambres, ce qui serait plus pratique pour nous, et coûterait moins cher à l’employeur de François.

Vers 10h30, nous quittons l’hôtel pour aller à la messe, et trouver un distributeur d’argent avant. Il n’y en a pas à chaque coin de rue, et  il faut payer un surplus si ce n’est pas notre banque. François prend du cash et on repart vers l’Eglise Saint Pierre et Saint Paul.

La messe américaine est … différente. Déjà, elle est remplie. Il y avait des gens debout. Donc vraiment remplie ! Ensuite, les codes sont un peu différents. Tout le monde se met à genoux pendant la communion, et ils ont des mouvements des mains spécifiques à certaines prières. Il y a beaucoup de musique : une guitare, un piano à queue, un violon, une guitare basse… et une petite troupe de chanteurs. Là, on est loin du gospel des films tout de même. Plutôt 8 personnes, donc 6 ont les cheveux blancs. Ils chantent pas trop mal mais aucun classique, mais j’ai cru aussi entendre des fausses notes. Habitués à la schola de la Cathédrale… on y perd un peu. L’Eglise est forcément récente et moderne. Construite en rond autour de l’Autel, avec le toit qui monte aussi. Vous savez quoi, ça ressemble vraiment à la petite maison de courtepaille (vous savez, celle qu’on a en glace dans le menu enfant). C’est ça, c’est un grand courtepaille-Eglise.

Le Prêtre. L’autre jour je disais à François que l’image de l’Amérique obèse était un mensonge. Je n’ai pas vu, pour le moment, plus d’obèses ici qu’à Chartres. Quand à l’élégance, idem, on avait nos gens en pyjamas à Chartres aussi. Paris moins… mais en province, tout le monde n’est pas tiré à quatre épingles non plus. Donc, peu de différences. Sauf certainement les tenues des enfants qui sont bien plus sportswear ici. Mais ils font vraiment du sport, donc… Donc le prêtre, lui, c’était un vrai costaud. Mais caché sous sa robe verte, ça faisait un effet surprenant, et on le voyait de très loin, à trôner là, au milieu de la maison courtepaille. Je ne l’ai pas vu très actif pendant la messe, ni vraiment passionné. Les « volunteers » font beaucoup de travail. Je peux pas dire qu’on ait été hyper emballés par lui. Il a un accent, il ne semble pas anglophone de base. On verra les prochaines fois si notre opinion change. Je l’espère en tout cas.

Ensuite retour à la maison pour notre festin du Dimanche. Les enfants n’ont pas voulu manger nos quesadillas surgelées. Dommage, elles étaient bonnes. Exactement le même goût que chez El Rancho ! Serait-ce les mêmes… ??? Ils ont préféré finir le pastrami avec des petits légumes en crudités. La sauce vinaigrette au balsamique Trader’s Joe est pas mal... on va finir par connaître de bons produits. On a mangé les uns après les autres, n’ayant toujours d’une table de bar et 2 chaises.




Mais le type à la réception avait une bonne nouvelle quand nous rentrions de la messe : On change de chambre ! Je déménage dans la chambre 420, qui doit être une chambre Executive ou un truc dans le genre. Elle a une chambre et un salon plus grand. Surtout, elle a une vraie table où on peut manger à 6. Bon, il n’y a que 3 chaises… Mais on peut y être 6. François déménage dans la chambre 419, qui n’est pas à côté, mais pas loin. On y a pris les 2 chaises manquantes. Et dans le placard, il y a en plus de la grande casserole une poêle. Bon, il manque un couteau et un grand plat, nous sommes aussi allés les chercher dans la chambre d'à côté. Ce soir, nous dînerons ensemble. Il faut donc refaire les valises, vérifier chaque tiroir, et tout remettre dans le tiroirs, ranger les valises… une après midi bien remplie. On n'aurait rien pu faire d’autre de toute façon, Pierre est malade : il nous fait sa crise d’asthme. Donc il est pénible car fatigué. Et la ventoline l’excite, il en devient deux fois plus difficile à vivre. Nous sortons juste le soir chez Target (c’est le plus près de l’hôtel, promis, je chercherai d’autres boutiques quand j’aurais une voiture) pour remplir un peu le frigo. Ils n’ont pas grand-chose en « frais », donc nous nous contentons de Coke light, de poulet surgelés, de pot de sauce au curry etc.



Conseils de Sara « ne regarde plus les prix, regarde les étiquettes ». Action. J’ai voulu prendre des blancs de poulet surgelés… et j’ai vu « peut contenir jusqu’à 15% de solution pour attendrir la viande ». Gloups… On va prendre autre chose. Le prix est beaucoup plus élevé, bien entendu, mais sur le notre, pas de solution de tendreté ! 9 $ pour 5 blancs de poulet, là on reste dans le tarif français au rayon frais. J’ai pris aussi des nuggets. Il y a écrit qu’il y a le minimum de transformation… Mais je pense que c’est pas génial pour autant. Œufs « organics »  (bio). Il y a tout de même des choses pas logiques dans ce supermarché. Les rayons sont arrangés n'importe comment. Le salé avec le sucré, les boissons à un endroit puis à un autre. Dur de s'y retrouver. Sur la photo, à gauche on voit les conserves salées, à droit le chocolat en pastilles et les bonbons. 


Chez Target, il y a aussi un Starbucks. En vrai, j'aime bien Target. J'ai déjà trouvé que le linge de lit et la déco étaient plutôt sympas, de même que le rayon cartes de voeux, emballage cadeaux etc. Mais le rayon nourriture est plutôt petit. Et mal rangé, donc.

Retour à la maison. Grand dîner fait de chou-fleur et de concombres. Et au dodo.

*****

Lundi. La journée aurait pu être sympa avec une sortie proposée par Sara dans une ferme. Mais mon petit démon a toujours sa crise d’asthme… alors on reste à l’hôtel pour qu’il se repose.

Je fais aux deux grands (Pierre ayant refusé) un petit cours d’anglais grâce à ce jeu de carte acheté il y a fort longtemps. Ils prennent ça très au sérieux : ils sortent crayon et papier pour réécrire chaque mot. On en fera 4. Teacher, Pupil, School, Ice cream. E et A ensemble, ça fait le son « I » les enfants. O et A font le son « O ». O et O font le son « OU ». On fait les bases. Lors des visites, ils demandent beaucoup la signification des mots qu’ils lisent. « maman c’est quoi avélable ? » « available . Ca signifie disponible ». « et pool ? » « piscine ». Et bien évidemment, quand nous avons été près de ladite piscine, nous avons eu droit à « ah ah ah, c’est une pool d’eau ».




Après, j’ai sorti leurs divers livres d’activités. Certains étaient achetés depuis longtemps et n’avaient pas été utilisés. D’autres achetés pour le voyage mais pas utilisés non plus (la télé les a hypnotisés au premier voyage, le sommeil pour le deuxième voyage). Et d’autres leur ont été offerts en cadeau. J'en profite pour faire le point sur ce que j'ai amené dans les valises. Nos 5 grandes et 3 petites valises. Je savais que nous devions passer 2 mois à l'hôtel ou plus en cas de problème. Il fallait donc de quoi occuper les enfants, et de quoi les habiller. Il y a donc une trousse de feutres et une autre de crayons de couleurs. Un taille crayon et une gomme. Des livres d'activités et de coloriages. Des jeux de cartes. Des jeux "smart games" qui se rangent facilement et prennent peu de place. Un petit sac rempli de voitures et de train, un autre de dinosaures. Un puzzle (pas sorti encore). Le cadeau d'anniversaire de Raphaël dans quelques semaines. 3 livres pour moi (pas encore ouverts...). Les tablettes de jeu, la liseuse Kindle. Les 3 ordinateurs portables (interdit de les mettre dans le container). 





Posters qui étaient à moi lorsque j'étais enfant, et que ma mère a retrouvés lors de son déménagement.

Puis, lorsque ce ne fut plus vraiment drôle, Gabrielle a absolument voulu aller dans une boutique pas loin de l’hôtel pour trouver une bêtise à acheter avec le billet de 10$ que la petite souris lui avait amené. C’est un bazar où tout coûte 1$. Elle a trouvé… un autre bouquin d’activités ! Ca ne manque donc pas. On passe aussi eu « petstore » pour trouver un grattoir pour le chaton qui a voulu tester les rideaux et les fauteuils. Elle préfère tout de même attaquer nos pieds quand on est couché. Puis on rentre. Sur le chemin, Pierre qui a pas arrêté de râler s’est pris une rampe en metal. Il a donc ensuite râlé deux fois plus en se prenant pour la pauvre victime d’un terrible accident. Pfffff.

Folle matinée passionnante donc. A la maison, je fais le repas : pâtes à la sauce tomate et nuggets de poulet. Enfin, poulet… c’est vite dit. Sur le mode d’emploi, ils préconisent une cuisson au four ou au micro-ondes. Je n’ai pas de four, et au micro-ondes… bof. Poêle (maintenant que j’en ai une !). Mais là, catastrophe : l’alarme incendie se met en marche. Comme on ne peut pas ouvrir les fenêtres et que j’avais coupé la clim car trop froide avec mes enrhumés. Je cours mettre la clim à fond et au bout de 3 minutes l’alarme cesse. On mange : les pâtes manquent de sel (puisqu’on n'en a que de petits sachets individuels, à racheter la prochaine fois). Et le nuggets sont pas bons. Enfin, selon moi. Les enfants ont trouvé ça génial, « c’est le même goût qu’en Espagne et en Angleterre ! ». Allons bon…

Après le déjeuner, François a pu rentrer. Content de sa première journée au bureau, au vrai bureau. Moi, je reprends mon sac à main et mes 2 plus grands enfants (les moins pénibles) et je repars avec l’agent immobilier voir 3 maisons.

La première est la plus intéressante. Elle a 6 chambres, mais pas de « bonus room ». Mais en bas, il y a une pièce qui peut faire bureau en remplacement. Les pièces sont de bonne taille. Seul problème : il faut redécorer de façon moderne, et il n’y a pas de place pour la bibliothèque. Le jardin est de bonne taille, au calme. Tout bétonné et avec un barbecue pratique, mais des plus kitsch. Au milieu, une piscinette géniale pour les enfants. Taille d’un spa. Idée à garder pour ravir les enfants. Une « pool » d’eau qui leur a beaucoup plus. Il y a de la moquette partout. Mais vraiment, En deuxième ou troisième fois, à retenir. Surtout que l’école est à 5 min à pied, et juste à côté un très grand parc pour enfants avec des toboggans gigantesques.

La deuxième maison est plus petite, plus ancienne. Elle a du charme. Son jardin donne sur une « green belt », c’est-à-dire un espace vert, ayant une sorte de cours d’eau (petit, on est quand même en zone sèche). Ils ont fait une ouverture dans le grillage pour aller s’y balader. La maison est peu chère, et a besoin d’être modernisée. Mais mignonne. La chambre du bas est vraiment mini par contre. Si dans 10 ans François ne peut plus monter les escaliers, on est fichus. En repartant, Raphaël voit une araignée morte au sol. Il dit « elle est vraiment grosse celle-là ». On lui parle de l’araignée mortelle à ne pas toucher. Une grosse noire avec une tâche rouge sur le dos. Je dis que c’est une araignée qu’on ne voit pas beaucoup, plutôt à la campagne. Mais l’agent immobilier, comme Sara l’autre soir, n’est pas rassurant « ah si si, on en voit ! Moi il y en a dans mon garage. Mais elles sont discrètes et restent dans leur coin. Si on les dérange pas on est tranquille ». Sara en avait trouvé dans un paquet de yaourts. Mince, comment je vais vivre avec ça moi ??? Vous croyez que les bombes anti-araignées fonctionnent suffisamment ? Déjà qu’il faut savoir qu’on pourra croiser des ours et des pumas quand on visitera l’arrière-pays…

La troisième est une fausse grande maison. Ils ont aménagé un garage pour faire une « guest suite ». Et ils ont mis une veranda. Du coup le salon est vraiment très sombre… Le jardin est vraiment bien avec une grande piscine. Mais honnêtement, la maison est trop chère pour ce qu’elle propose. Sans la véranda, elle aurait été vraiment plus en valeur. Ils ont une caravane. Je plaisante en disant qu’avec François on songeait à en avoir une, pour partir chaque week-end visiter la région.

Lorsque l’on rentre, François nous annonce que notre emprunt est accepté par la banque, et que nous pouvons donc faire une offre pour la maison de notre choix. Nous passons quelques heures avec l’agent immobilier à préparer les papiers, savoir et comprendre chaque paperasse, chaque possibilité. Demain, mardi 4 août, sera mon anniversaire, et nous espérons que ça nous portera chance. Aurions-nous réussi à trouver notre maison en 1 semaine (comme dit l'agent immobilier, tout le travail a été fait en amont avec internet, comprendre les emprunts, les tailles de maison, les quartiers, les écoles... J'avais repéré des maisons, restait à les voir en vrai).

A 18h30 nous emmenons les enfants à la piscine pour une demi-heure seulement. En rentrant, douches puis diner. Pour fêter ça, j’ai sorti le poulet surgelé sans jus de tendreté et mon pot de curry. Le riz basmati Trader’s Joe est bien aussi ! A noter. Le pot de curry, bof. Il faudra en essayer un autre. Puis tout le monde au lit. Pierre s’est endormi en 5 min, c’est rare. Et moi je reçois les premiers vœux de bon anniversaire. En France c’est le matin. Donc chaque année, je fêterai officiellement mon anniversaire à 00h20 le 4 Août : ça correspond en France à 9h20, l’heure de ma naissance. 

dimanche 2 août 2015

J4 et J5

Vendredi matin 31 Juillet, Pierre s’est mal réveillé. Il a eu droit à sa ventoline dès 5h du matin. Les deux autres ne sont guère mieux et méritent le terme de « morveux ». Je ne sais pas trop qui accuser pour ce rhume : la clim, la piscine ou l’avion. Mais un petit virus leur tient compagnie, c’est certain.

Donc pas de piscine. Au lieu de ça, nous sommes allés faire du shopping. Enfin, pas très fun comme shopping : il fallait trouver une solution pour les prises électriques. Chez Target nous n’avons pas trouvé. Mais nous avons décidé d’acheter un petit appareil photo. Quelques bêtises avec. Maman, j'ai trouvé un livre de Richard Scarry !!

Tout à 1$ pièce

Ensuite nous sommes allés chez Lowe pour trouver à bricoler les prises électriques. Au passage nous avons aussi pris un mètre-dérouleur (mètres ET inches) qui nous permettra de mesurer les maisons que nous regardons pour savoir si nos meubles rentreront dedans.

Rien à voir, mais deux vues de la salle commune de l'hôtel où nous prenons le petit déjeuner chaque matin. De gros fauteuils pour se vautrer, des télévisions partout. Je n'ai pas pris le dernier angle, mais il y a une autre salle dans le fond. Et l'accès
vers le patio.

Puis, nous nous décidons sur le chemin du retour pour tester « grocery outlet » qui est près de l’hôtel. Les prix sont moins forts que chez Target, mais évidemment il y a moins de choix. Nous prenons quelques petites choses, et nous rentrons. J'appelle mon père dont c'est l'anniversaire.



Sur le parking près du grocery outlet, les pompiers se sont garés... La classe, non? Ils ne ressemblent pas à ceux qu'on voit
dans les films ou les séries.


A la maison nous déjeunons rapidement : sandwichs au pastrami. Un symbole pour François.
Ensuite, nous repartons avec l’agent immobilier pour visiter d’autres maisons. Il fait toujours 43°C…
  • Première maison : maisons neuves JMC. Elles sont bien. Mais le modèle qui nous plaisait n’est plus dispo, et celui qui est disponible, taille au-dessus mais qui nous plait moins, ne le sera qu’en Octobre. Ca semble mal parti.

  • Deuxième maison : après avoir été jeté d’une maison car « on est pas prêts, revenez dans 30 min », nous allons voir une maison pas très loin de celle qui nous plaisait la veille. Elle est très bien, mais pas vraiment adaptée à notre famille. Au rdc il y a salon/salle à manger, cuisine et « family room », mais aussi une pièce fermée par des portes vitrées (et sans placards, donc pas une chambre). La family room a un mur ouvert sur une autre pièce. Et il y a aussi une chambre avec salle de douche. Donc 2 pièces de plus par rapport à ce qu’on souhaite. Mais en haut, il n’y a que 3 chambres. Ca signifie qu’il faut mettre un enfant en bas, et transformer une pièce qui n’est pas une chambre en chambre d’ami. Pas impossible. Mais on rajoute que le sol ne nous plait pas, et qu’on ne sait pas du tout où on mettrait nos gros meubles –bibliothèques et vaisselier- et ça donne une maison bien, avec un bon jardin, mais pour une autre famille.

  • Troisième maison, toujours dans le même quartier : Elle est encore plus bizarre. Près de l’entrée il y a un salon « formal living » et une chambre avec salle de douche. Pas loin un formal dining. Puis derrière cuisine/family room. Près de la cuisine il y a un couloir qui mène à un escalier. En haut il y a un « loft » (pièce ouverte) et une chambre avec placard et salle de bain. Rien d’autre. Si on retourne vers la salle à manger, l’escalier mène vers la chambre parentale ainsi que 2 chambres. Donc même problème : un enfant se retrouverait au loin dans la maison, avec le « loft » (qui servirait d’atelier de couture). Bien pour un ado, mais on y est pas encore.

  • Quatrième maison, cette fois plus loin, au centre géographique de Rocklin. On contourne des côtés un peu montagneux. Ca ressemble au rêve que j’ai fait il y a plusieurs mois (alors qu’on pensait encore qu’on s’installerait dans la silicon valley). Cette maison est plus petite, mais son jardin est vraiment très bien. Il y a une piscine et un spa. L’intérieur de la maison est à refaire niveau déco. Sans parler de la moquette épaisseur XXL dans laquelle on s’enfonce, les portes, la cheminée… rien ne me va. De plus, dans le jardin on entend la route qui passe derrière, et qui semble fort fréquentée. Si on ajoute que la maison est plus chère… on oublie, donc.

  • Cinquième maison, on retourne à l’endroit où on nous a demandé de revenir plus tard. La maison est bien. Formal dining & living, chambre et salle de bain en bas, cuisine et family room. Le jardin est assez grand, et sans vis-à-vis : un espace vert (enfin là, plutôt jaune). Piscine accessible via la « community » à laquelle on donne un versement mensuel. Elle est bien, sans défaut. Mais elle n’a pas encore d’âme. Trop récente peut-être. Elle est surtout plus chère, mais le quartier est plus récent et les écoles sont excellentes.

Bilan, on reste toujours sur celle vue la veille. Mais il faut attendre de voir ce qu’on pourra effectivement payer.

Retour à l’hôtel avec notre petit monde qui a eu bien chaud. La voiture qui reste en plein soleil, c’est dur d’y monter 5 fois dans l’après-midi.

Ensuite nous avons la visite d’une française installée ici depuis 2 ans ainsi que de ses deux petites filles. On va à la piscine pour se rafraîchir. Enfin non, c’est trop froid pour moi, je préfère la chaleur du spa !


Puis, lorsque Sara la française repart avec ses deux adorables boutchous (après m'avoir parlé d'une espèce d'araignée mortelle qui vit en californie), on se met au lit tout de suite. Je regarde une dernière fois les maisons sur internet, et je m’endors. Passé 21h, je suis vraiment claquée encore... heureusement, sinon avec cette histoire d'araignée, je n'aurais pas dormi... phobique que je suis! Depuis, j'ai regardé, il y a un tas de bêtes à ne pas croiser.

Samedi matin. Aujourd’hui François ne bosse pas. Pierre toujours malade, les deux autres vont mieux. Niveau petit déj, ils commencent à arrêter la surenchère. Nous partons en direction du « Automall » de Roseville : toutes les marques de voiture ont une « boutique » ici. On a commencé par VW. François rêvait de la new beetle… mais à l’arrière il n’y a que 2 sièges. Il faut se débarrasser d’un enfant donc. On changer d’idées. Leurs modèles sont européens, donc petits par rapport aux USA. C’est pas qu’on veut un monstre, mais on a 3 gamins, et on aimerait pouvoir balader la famille quand ils viendront ici. Ils nous faut donc un « 3 row ». Et VW, si le 3 ème rang est sorti, il n’y a plus de coffre.

Petite anecdote: ils sont tous super étonnés quand on leur dit qu'on a besoin de voitures car on vient d'arriver. Ils trouvent notre anglais d'un trop bon niveau. Le fait d'avoir toujours eu des amis anglophones (depuis Paris) nous a donc bien aidé! Mais là, j'avoue, ça gonfle notre égo mais surtout nous rassure sur notre capacité à nous faire comprendre et à tenir les conversations. 


Ensuite Ford. On voit que les prix grimpent vite dans les occasions. Et le vendeur, scott,  a pas trop envie de se fouler, il nous montre 2 voitures. Je vois bien qu’il y en a plein d’autres sur le parking…
Direction Dodge. Il y a un modèle « minivan » nommé Caravan qui est très bien. A côté, il y a la Chrysler Voyager qui est presque identique. Mais le Chrysler est plus cher. Les modèles présents ont rarement le GPS, encore moins des lecteurs DVD pour l’arrière, et presque toujours du cuir pour les sièges. Je n’aime pas le cuir, ça brûle les cuisses quand on s’assoit en été. Mais le vendeur Alex est très sympa, il veut absolument nous parler des problèmes d'impôts en France comme cet "acteur français multimillionnaire qui est parti en Russie". J'éprouve une grande difficulté à imaginer Depardieu en multimillionnaire. Il a bu tout son argent depuis, non? Bon Alex, la conversation est sympa, mais mes deux garçons jouent entre les voitures du parking pour attraper un "chat de rue" qui se cache dans les buissons. Si t'as pas ce qu'on veut, il faut qu'on aille voir ailleurs avant que l'un d'eux se fasse écraser par un SUV géant. 

Direction Chevrolet. Là, le vendeur dont je n’ai pas écouté le nom est encore plus sympa. Il nous fait monter en voiture pour voir les différents parking où ils ont des chevrolet à vendre. On est monté dans un chrysler Voyager qui n’a qu’un an, le GPS, le lecteur blu ray… et les sièges en cuir. 26 000$. On voit des toyota, mais ça nous convient moins. On lui demande de comparer avec des modèles taille au dessus, et il nous emmène voir les Tahoe, puis un Ford Expedition –la même voiture qui nous a aidé à faire LA-Sacramento- qui n’a PAS de sièges en cuir. Mais pas non plus de GPS ou de lecteur blu ray. Et pas non plus le petit bouton sur lequel on appuie pour fermer le coffre. C’est idiot mais… quand on fait 1m58 et que la voiture est si haute, ça compte énormément. La voiture faire 30 000$, et elle est vraiment plus grande. On hésite beaucoup… surtout qu’il faut aussi acheter une deuxième voiture plus petite. Le vendeur nous propose d’acheter une chevrolet cruze pour 14000$ si on prend les deux. Moi, je me vois mal avec le gros Ford expedition pour le quotidien (courses, école…). Mais je me vois pas voyager avec toute la famille, bagages etc dans le Voyager : on a bien vu lors de ce périple qu’entre les 5 grosses valises, le chien, le chat, les enfants… l’Expedition était vraiment top.


Chez Dodge, on voit quelques véhicules hors normes...

L’idéal serait donc le Voyager ou plus petit sans GPS ni dvd pour le quotidien. Et l’Expedition avec GPS et dvd pour les voyages, qu’on espère pouvoir faire quand on sera installés et tranquilles. On a un mois pour savoir comment financer tout ça, et surtout attendre de voir s’il y en a un qui arrive avec ces options au centre des occasions. Et comment les payer ? crédit ? directement ? Ca dépendra de l’emprunt pour la maison.


Ca m'a fait penser à subway en fait...
On est très très loin de la grande cuisine, mais ce n'était pas mauvais. Je m'attendais à pire.

Après ces grandes interrogations, nous allons vers le centre commercial où nous cherchons un distributeur d’argent, et un AT&T pour avoir un abonnement de téléphone portable. Mais les enfants ont faim, alors on tente le gigantesque Westfield. Il faut une bonne marche pour trouver le coin des fastfood. Le « cheesecake factory » est tout à côté, mais on va éviter les dépenses… pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’endroit où travaille Penny dans la série que j’adore « the big bang theory ». Donc c’est un resto CULTE. Bref, on arrive au coin des fastfoods, et à part macdo je ne connais rien. J’aurais bien mangé chinois ou thaï, mais les enfants veulent pizza ou frites. On tente « charley’s » qui semble moins cher. Il faudra vraiment oublier les fastfoods… facture 31$ (en France manger au fastfood nous coûtait 20 à 25€ et comme les centres commerciaux étaient loin de Chartres, on ne pouvait pas éviter d’y déjeuner). En repartant je vois une boutique qui m’amuse : un magasin de bonbons qui a une autre gueule que les « glups ».





Quand ma mère viendra, je parie qu'elle voudra acheter ces souris en chocolat. C'est tout à fait son genre. Et il y a des oursons en guimauve/chocolat. Et aussi tout un rayon pour mon frère, au tabasco qu'il adore...


Nous allons ensuite tout droit vers la maison qui nous plait le plus, car elle a une porte ouverte de 13 à 16h. On mesure le jardin qui nous semble petit: il fait au plus serré 7.8 mètres de profondeur. On est convaincu par cette maison... on espère que personne ne fera de proposition en même temps que nous. En repartant, nous voulons voir l'école primaire du quartier. Ce n'est pas très loin, on pourra y aller à pied ou en vélo (ce qui peut régler des questions de voiture dans un premier temps).


Retour à la maison car Pierre nous fait de plus en plus d’asthme. J’aimerais qu’il fasse une sieste. A 17h, il accepte enfin. J’ai perdu mon après-midi !  François part chercher un forfait de téléphone portable. Finalement, et comme dit par Sara la veille, pas de forfait, il faut un historique bancaire pour ça, ou bien payer un an d’avance. Donc carte prépayée à acheter chaque fois. Il en coûtera 45$, et je ne pourrai pas appeler la France. Je peux payer 5 ou 10$ supplémentaire pour appeler à l’international, mais pas les mobiles en France. Juste des textos, mais sans photos ni vidéos. Donc amis et familles, je vous enverrai un texto pour vous dire de m’appeler, vous qui avez des supers forfaits pas chers ! Vérifiez juste qu’ils font aussi les mobiles US. Car les tarifs sont aussi prohibitifs pour les fixes, il n’est pas sûr qu’on en prenne un. On prendra un abonnement internet et skype sera notre ami. 

On fini par réveiller monsieur Pierre pour ressortir un peu. Au dernier moment, je décide sur une envie d'aller au magasin "Barnes & Noble" que j'avais repéré quand nous allions chez Trader's Joe. Et là, la journée s'éclaircit. On se fiche de savoir si on aura assez d'argent pour une ou deux voitures, ou si la maison nous passera sous le nez. On a trouvé notre magasin de livres. Les anglo-saxons ont réussi à faire des librairies géantes mais accueillantes. J'ai toujours trouvé, à quelques exceptions près, qu'en France on passait de la chaleur d'une petite libraire à la froideur d'une grande Fnac.




On y a passé un bon moment. On a pris les cartes de fidélité. Celle des enfants est gratuite, celle du magasin en général est payante (25$). Mais on sait qu'on y retournera chaque semaine, comme on le faisait à Chartres entre la Fnac et l'Esperluette. Nous sommes des consommateurs de livres, et Gabrielle a pris le virus, elle a besoin d'un livre par semaine. Là, nous avons une liseuse pour les livres en français. Pour ceux en anglais, dès qu'elle connaîtra cette langue, elle aura donc un endroit où aller.

On a acheté une trilogie starwars en BD pour le moment. Bon, c'est pas de la grande littérature, mais ils étaient en solde. Quand on aura un endroit où stocker, on achètera un peu plus. J'ai déjà repéré ces livres à couverture à l'ancienne. J'ai fait un tour au coin "sewing" "cooking". Mais j'avoue que le rayon enfant est aussi vraiment bien. Il y a quelques années déjà, j'avais acheté aux enfants le livre du "cat in the hat" du Dr Seuss. Gabrielle était époustouflée de voir qu'il y avait des rayons entiers. Raphaël veut la peluche du chat pour son anniversaire, mais il a aussi repéré des jouets "paw patrol" (patrouille des pattes), un dessin animé qu'ils ont découvert ici.



Au retour, c'est l'heure de dîner. On a réussi à se contenter de légumes/fruits: melon, salade et carottes râpées. Bon, ce qui restait de melon, bizarrement, le chat a commencé à nous en voler. Nous avons fini par lui en donner une tranche.


Programme de demain, Dimanche: Gabrielle veut aller à la messe. J'ai trouvé une Eglise Catholique sur internet. On va tenter, je vous en dirai des nouvelles! Pour le repas du dimanche après, on a trouvé des quesadillas surgelés en soldes chez Grocery Outlet à 2$ au lieu de 8$ la boîte. Je pourrais même faire du riz avec ma seule casserole. J'ai encore du beurre volé au buffet du petit déj. Y'a pas à dire, pour le moment, c'est le rêve californien!

Allez, pour papa, la photo de la voiture de location que je n'ai pas le droit de conduire.non, elle n'a pas été changée. La nana qui s'occupe de notre relocalisation n'a pas répondu depuis l'histoire de LA. Soit elle nous en veut, soit elle fait pas bien son boulot, soit elle a piscine... je sais pas trop. Bon, en rouge, elle est pas mal non?